samedi 27 septembre 2014

Conte d'automne (et white crumble)




Il était une fois...




Un vendeur de haricots. 

 




Ce n'était pas un vendeur ordinaire de haricots ordinaires.
C'était un drôle de vieil homme qui vendait des haricots magiques.
 Il était connu des milliers de lieues à la ronde par tous ceux qui savaient qu'en plantant un de ses haricots, on voyait grandir un arbre fabuleux. Un arbre qui ne mourait jamais, qui donnait la plus douce des ombres et les plus juteux des fruits.




Il se promenait de village en village, ce vendeur itinérant, avec un chariot chargé de haricots, en sac, en vrac, des dizaines, des centaines de petits haricots qui bringuebalaient comme des perles précieuses sans collier.
Le soir, il aimait se faire héberger dans les familles qui l'accueillaient. Il déposait lentement sa besace près du feu, il enlevait son vieux chapeau de feutre, et, dans la chaude obscurité un peu ocre du soir où l'or du ciel disputait celui des flammes, parmi les petits éclats de feu et de lumière qui venaient, comme des lucioles, illuminer ses doux yeux bleus, il souriait.
Il parlait peu, comme si sa douceur taciturne était la seule mélodie poétique que le calme d'une unique soirée partagée autorisait, comme si ses sacs de haricots qui chantaient sur les routes à longueur de journée avaient déjà trop parlé pour lui. Certains voyageurs sont des bavards. D'aucuns, comme notre marchand, se muent en voyageurs sans paroles, l'esprit habitant encore les lueurs des mille pays qu'ils ont vus, le cœur habité encore par les mélodies des mille paysages qu'ils ont traversés.




Parfois, il campait seul, et, au coin d'un feu de fortune, il comptait ses haricots, un par un, méticuleusement. Il triait, enlevait les impuretés comme on enlève un cil sur la joue de la personne que l'on aime.
Il aurait aimé jouer de l'harmonica comme dans les vieux westerns, mais il ne savait pas en jouer, parce que le mutisme qui l'habitait avait contaminé ses talents musicaux, et qu'il se disait que si ses rides parlaient pour lui, ses yeux devaient bien chanter à sa place.
Et il s'endormait, la tête posée sur un sac de haricots, en leur murmurant bonne nuit, et en leur promettant un lendemain plein d'étoiles et de rayons blancs, blancs comme eux.
Il leur disait qu'il les aimait tant qu'un jour, il laisserait sa prunelle prendre de leur pâleur, il laisserait ses cheveux prendre de leur pureté, mâte et nivéenne.



Un soir d'automne, un soir de lune blanche, plus blanche que le plus blanc de ses haricots, le vieux marchand s'installa dans un foyer qui abritait une petite fille.

La petite fille s'appelait « Nuit ». Elle aimait ce nom, parce qu'il lui donnait l'impression d'avoir en elle le rappel précieux de la beauté des cieux noirs et calmes. Ses parents lui rappelaient chaque jour qu'elle était leur lumière, et que les nuits les plus sombres sont parfois moins obscures que les jours les plus clairs, parce que le blanc et le noir sont plus subtils à distinguer que les Hommes ne le pensent. Elle était suivie d'un petit chat blanc comme les lueurs qui précèdent l'aurore, et d'un oiseau qui était invisible le jour. Ils habitaient tous deux dans le grand noyer qui était devant leur porte. Elle, elle ne dormait que lorsqu'elle était sûre que plus rien ne menaçait ceux qu'elle aimait. Elle éteignait le feu dans l'âtre comme elle aurait demandé à la lune de baisser son intensité pour mieux laisser se reposer les yeux de ceux qu'elle portait en son cœur de petite Nuit, son cœur gros comme un gros haricot.

La petite fille avait de longs cheveux argentés. Oui, pas blonds, ni dorés, mais argentés.
Et lorsqu'elle souriait, on avait l'impression de toucher du bout du cœur toute la douceur de la voie lactée.
Elle ne parlait que très peu, parce qu'elle avait rarement l'impression que ses mots valaient plus que le silence, et qu'elle aimait à rappeler aux autres que le silence était doux à écouter, plus doux qu'une nuit sans nuages.
Le marchand fut ravi de rencontrer la petite fille, d'abord parce qu'il aimait la nuit, et aussi parce que ses cheveux lui rappelaient ses haricots. Il se disait, tiens, c'est comme si quelqu'un avait caché un haricot dans sa tresse de petite fille, qui aurait répandu sa pâleur dans le reste de ses boucles. Pour un peu, il aurait bien défait la tresse pour chercher le haricot, et le garder dans sa jolie collection, mais il n'aurait jamais osé, parce qu'elle était si belle qu'il aurait eu peur de l'abîmer, avec ses vieilles mains ridées, tout juste habiles à retirer les cils sur des joues qui se mangent.
Alors il se contenta d'attendre.





Ce soir-là fut un soir un peu magique
Était-ce grâce aux sacs de haricots magiques qui attendaient le vieux marchand, dans un coin du chariot de bois, à l'abri ?
Était-ce à cause de l'union de ces deux êtres que la blancheur de cœur réunissait ?
Mais ce soir-là, le marchand devint bavard, et la petite fille aussi.

Ils se racontèrent mille histoires. Il lui confia ses voyages vers des pays où les couleurs forment des unions inconnues, ses aventures dans des régions où poussent des arbres si magiques qu'ils dessinent des arabesques différentes pour chaque œil. Elle lui raconta sa vie, son petit chat blanc qui lui parlait une langue qu'elle seule comprenait, son oiseau qui pouvait imperceptiblement toucher de l'aile des paupières pour aider à y voir plus clair, parce que beaucoup d'yeux n'y voient pas clair, même en plein jour, surtout en plein jour.
Ils préparèrent un repas de fête, pour elle, pour ses parents, et pour lui. Un repas de haricots. Notre marchand acceptait rarement que l'on mange ses haricots magiques, mais ce soir-là, il sentit qu'ils seraient l'ingrédient féerique supplémentaire au bonheur de tous ceux qui partageraient leur table.






Aux haricots, ils ajoutèrent des noix, parce qu'ils en avaient beaucoup, et le vieux marchand appris à la petite fille une réalité magique : les racines des mots « noix » et « nuit » sont très ressemblantes.
Noix, nux, nuctis. Nuit, nox, noctis.



Les noix sont des petits trésors liées à la magie de la nuit. Elles sont même chacune une petite nuit, parce qu'elles sont une grosse pépite qui abrite un délice et un morceau de nuit autour pour le protéger. Des fragments d'obscurité.





Des haricots et des noix, des paroles perlées et des sourires blancs, des gourmandises étoilées et des regards entre l'ivoire et l'ébène habitèrent cette soirée magique.
Avant de se coucher, la petite fille regarda le marchand, très longtemps. Elle savait qu'elle ne le reverrait jamais.




Elle osa lui poser...une seule question. La seule qu'elle trouvait digne de briser le silence.
Ces haricots...qu'avaient-ils de magique ?




Le marchand se leva lentement. Il défit la tresse de la petite fille, et se mit à soulever mèche d'argent après mèche d'argent, très lentement, en laissant le silence de la nuit enneigée et le crépitement des dernières bûches murmurer la fin de l'instant. Il finit par le trouver, le haricot. Il le sortit délicatement, sans créer de nœuds, et le mit dans les mains de la petite fille. Il lui dit de le garder, de le planter, de le regarder germer.

Il lui expliqua que ses haricots n'avaient de magique que l'éclat qu'on voulait bien leur donner. Qu'en fait, dans leur pays, tous les haricots étaient magiques, et que, bien souvent, lorsqu'il arrivait dans un foyer pour vendre des haricots, il repartait avec son stock entier, parce qu'il ne faisait que dévoiler à ses acheteurs les haricots qui se cachaient chez eux. Cela ne le dérangeait pas, de repartir avec son stock entier, parce qu'il aimait chacun de ses petits haricots comme des fils qu'il aurait eu avec la dernière des étoiles, vers l'Est.

Il lui expliqua, de sa voix douce, avec un accent épais comme une soupe d'hiver, que chacun, petit ou grand, a sur lui un haricot magique, et qu'il suffit de le faire grandir, plutôt qu'attendre, des jours, des mois, des années, qu'un marchand nous fournisse un haricot magique tout fait venant de l'extérieur. Il lui expliqua qu'il fallait prendre le temps, dans la pâleur de la nuit, dans la tendresse du levant, dans le calme du couchant, de trouver nos propres haricots et de les faire grandir. D'arroser chacune de nos pensées avec la meilleure des eaux, sans cesser d'y croire, sans cesser de nous persuader de l'incroyable valeur de nos propres petites pousses.




La petite fille ferma les doigts sur le haricot, et son visage, échevelé par la quête, illuminé des dernières lueurs de l'âtre, sourit, très doucement, au vieillard qu'elle ne reverrait plus. Et le marchand, sans attendre plus que le silence entendu, lui rendit un timide sourire, avant d'aller s'endormir en déposant comme chaque nuit sa tête sur un de ses sacs pleins de perles magiques.





White crumble

 





(A manger quand il fait nuit)

-pour 4 personnes-

Pour le crumble
200 g de haricots blancs secs
70 g de cerneaux de noix
2 cuillères à soupe de farine de pois chiches
2 cuillères à soupe de farine de riz
Un petit bouquet de persil
Sel, poivre
2 cuillères à soupe d'huile d'olive



Faire tremper une nuit (magique) les haricots.


Le lendemain, faites-les cuire environ une heure dans l'eau bouillante.
Mixez grossièrement les haricots au mixeur, en ajoutant peu à peu l'huile d'olive.

Ajoutez les farines.

Découpez grossièrement les cerneaux de noix.
Ajoutez au mélange de haricots les noix, le sel, le poivre, le persil. Mélangez bien.Vous devez obtenir une purée épaisse. Étalez-la grossièrement dans un plat à tarte habillé de papier cuisson.
Faites cuire 25 minutes à 180 °.

Sortez la plaque du four.
Brassez délicatement : retournez à l'aide d'une cuillère en bois des cuillerées de purée plus ou moins larges.


Ré-enfournez pour 10 minutes.
Sortez la plaque du four et laissez le crumble refroidir un peu : il deviendra croustillant en refroidissant.
Émiettez le mélange sur une assiette de légumes crus ou cuits.
Le crumble est délicieux tiède, ou réchauffé brièvement avant dégustation, et il se congèle très bien dans un petit sac hermétique : il suffira de le réchauffer au four (ou au-dessus des flammes d'un bon feu) un soir étoilé.



Pour la sauce blanche

1 yaourt de soja
2 cuillères d'huile de noix
le jus d'1/2 citron

Nappez l'ensemble de la sauce.



Et dégustez, en pensant à l'arbre merveilleux qui naîtra en vous et grâce à vous.

Soyez heureux, petits détenteurs de haricots !



 

36 commentaires:

  1. Quelle magnifique histoire ! j'en suis toute émue et rêveuse. Merci =)
    Je te souhaite un très doux week-end, parsemé de haricots magiques.

    Emi Pesch

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    1. Merci Emi, c'est très gentil de laisser quelques mots ici! Je te souhaite également un chemin plein de haricots magiques!

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  2. Oooh <3
    Que voilà un bien joli conte automnal <3 de quoi se baigner d'une lueur d'espoir par une si belle journée <3
    Cette recette de crumble, je vais la réaliser en pensant bien fort à ces mots, à vos mots, si délicats <3
    Je l'accompagnerai pour ma part d'une bonne soupe de légumes réconfortante que je réaliserai avec amour et reconnaissance <3
    Merci d'être si douce chère Cél <3
    Que cette saison vous porte à des horizons merveilleux, vous et vos proches <3
    Bien à vous, Ganaëlle <3

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    1. Quelle gentillesse, c'est moi qui vous remercie de cette douceur Ganaëlle! Bel automne ;-)

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  3. ho làlàlààà !! mais j'étais en plein dans l'histoire moi!!
    quelle idée de nous mettre une recette (aussi alléchante soit elle, certes) à la fin?? pffff
    encore !! siteupè!!!
    merci (pour l'histoire) et la recette!! je ferais surement ce crumble!!! miam! j'en salive d'avance!!
    :*

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    1. Ah ah ah tu m'as fait rire! Oooh, mais c'est vrai, tu étais déçue Résé? Je le sentais comme ça, certains articles ne sont que des histoires, d'autres que des recettes, et j'avais envie cette fois de conjuguer les deux... Mais peut-être que ce n'était pas une bonne idée? N'hésite pas à donner ton avis, il compte, nom d'une coquille de noix ;-)
      Merci de tes gentils mots, et à bientôt!

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    2. meuh non pas déçue!!!! j'ai dit ENCORE !!!!
      tu is bcp trop vite!!
      et Gaëlle qui vient de me rappeler ta fabuleuse recette.... j'en salive encore tiens!!
      tu n'as absolument pas à me dire merci haing (quoique...)!!! grrrrr
      si je l'écris c'est que je le pense!! épicé tout!!! :D :D
      :*

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  4. Oh comme elle est jolie cette histoire ! J'ai les yeux tout mouillus tellement c'est beau ! <3
    Et puis le crumble me donne faim, j'irai chercher des noix demain (je suppose que ça ne marche pas bien avec des noisettes, si ?), et cela viendra agrémenter ma soupe de potimarron (mais ça, c'est juste quand j'aurai reçu le nouveau blender !)
    Bon dimanche Cél !

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    1. Mmmm, avec des noisettes, c'est une idée! Mais noix-haricots, c'est un mélange que j'ai découvert en Italie (je me rends compte à quel point ça fait pédant de dire cela, ce n'était pas ce que je voulais, je ne voyage pas tant que ça, hein! Mais un jour, dans un joli coin d'Italie chérie, j'ai goûté ça, et mes papilles ont dansé!) Un nouveau blender? Oh coooooool!!!! C'est Noël, ça, c'est trop bien! (Bon j'avoue que je ne blende pas tant que ça en ce moment, j'ai envie/besoin de légumes et fruits en morceaux entiers. Je fonctionne par période. Va comprendre. )
      Merci beaucoup Mnémo!!

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    2. Mais non ça ne fait pas pédant Cél de dire ça ! Tu exposes un fait, c'est tout (et puis qui serais-je pour te juger quant à tes voyages, moi qui suis déjà partie 2 fois loin et qui vais sans doute bientôt repartir, loin encore !) (j'ai hâte !). Et puis c'est aussi à cela que servent les voyages, à découvrir la gastronomie d'ailleurs, les saveurs culinaires, les mélanges étonnants !
      (ça se sent là que j'ai faim ou bien...?)
      Le blender, c'est pas tout à fait Noël, c'est un peu forcé (le mien qui montrait des signes de faiblesse a décidé de s'offrir une belle retraite), mais comme j'ai opté pour un Vitamix, si, en fait c'est carrément Noël (et je trépigne là encore, si tu savais !). Et le blender c'est sans doute ce que j'utilise le plus dans ma cuisine, tous les matins je me fais un smoothie, alors imagine comme je suis triste sans mon compagnon ronronnant ! Oh bien sur je compense avec les porridges doudous, mais c'est pas pareil, je l'aime bien mon smoothie vert du matin tu comprends ?
      Et puis je ne me vois pas affronter tout l'hiver sans soupe (je sais qu'on y est pas encore, mais mon cerveau gauche anticipe), ça ne serait pas possible pour moi !
      Allez bientôt une soupe avec ton crumble (je suis sure que sur du potimarron ou une courge musquée ça doit être très bien !).
      De rien Cél, je t'embrasse (oui, c'est mardi, j'ai envie)

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    3. Oooh mais tu vas où dis dis dis?... Tu as de la chance, j'ai peur que mon prochain voyage soit dans un bon bout de temps... Tu nous feras voyager en faisant plein de photos, hein?...
      Un Vitamix alors là c'est Thanks Giving, Noël, Pâques et le 14 juillet en même temps, c'est trop cooooool!!! Génial, tu vas en faire des trucs magiques avec ça! Rien que pour le beurre de coco, ça me fait terriblement envie, mais je me dis que ce n'est pas un argument suffisant... Peut-être un jour! Mais je crois qu'avant (et après avoir gagné au loto) je m'équiperai(s- soyons fou, soyons au futur) d'un kitchen-aid, parce que je boulange plus que je ne mixe, et que là, ce serait une sacrée révolution dans ma cuisine, on mangera(it) des pains-brioches-pains-au-lait-pizza-foccacia encore plus souvent (c'est dire.)
      Je viens d'avoir une idée de génie, j'investis dans un kitchen-aid, je t'envoie des petits pains, et tu m'envoies des jus? Ou carrément je me pointe chez toi avec le matos, tu vois, et on se fait une thérapie gourmande échange de bon procédés (au retour d'un shopping dans le Ekyog de chez toi)! Challenge accepted?

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    4. Pour l'instant ce ne sont que des pistes, mais il se pourrait que j'aille voir des amis à Montréal et que j'aille en Floride. Je la savoure cette chance de pouvoir partir oui, beaucoup de dur labeur quand je suis à Toulouse et que je travaille, mais quel plaisir de pouvoir m'évader, voyager, aller plus ou moins loin. J'ai mis longtemps à me l'accorder, à me dire que j'en avais le droit, et puis maintenant que j'y ai goûté, j'ai tout le temps envie de repartir, je suis à peine rentrée que je pense déjà à mes prochaines vadrouilles !
      Le Vitamix ça faisait un moment qu'il me trottait dans la tête, et puis je me suis dit que quitte à changer, puisque je peux me le permettre, autant aller chercher ce qui se fait de mieux ! A moi le beurre de coco, les purées d'oléagineux et bien sur les smoothies le matin :-)
      Et puis tu sais, l'argument qui m'a décidée, c'est que vu que je vais m'en servir au moins une fois par jour, au bout de deux ans, chaque utilisation me reviendra à moins d'un euro (oui je suis consciente que ça fait très radin de dire un truc pareil mais bon, c'est le seul argument que j'ai trouvé qui m'ôte la culpabilité d'acheter si cher un blender).
      Le kitchen aid j'y avais pensé pour la boulange justement, mais je boulange tellement peu qu'il mettrait 20 ans à être amorti... Et puis dans ma mini cuisine le blender ça passe, mais le gros robot non, je ne saurais où le mettre.
      Mais oui on peut faire un échange pain contre jus (peut être qu'il y a plus facile à expédier quand même que les jus, beurre de coco ?) et tu viens QUAND TU VEUX, les thérapies gourmandes sont les meilleures, même dans les mini cuisines, l'important c'est la passion, l'amour, la poésie qu'on y met.
      Et je crois qu'on est assez fournies toutes les deux, il y a de quoi faire un très chouette mélange !
      (Les commentaires courts, on met ça au programme de 2028, ok ?)
      Bisous jolie Cél !

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    5. Je suis de retour pour raconter mon essai de white crumble ! :-)
      Ce soir, avec une jolie soupe/purée de potimarron, c'était très nourrissant. Mon crumble n'a pas formé de gros morceaux, c'était plutôt des miettes croustillantes, mais je crois que je n'ai pas assez mixé mes haricots.
      Peu importe, c'était très bon et je pense utiliser le reste (j'ai divisé par deux et il m'en reste plein !) sur une salade (sans doute celle de Gaëlle, aux saveurs d'automne, je pense que ça se mariera très bien).
      La prochaine fois, je m'essaie à ton gâteau préféré !
      Bisous jolie Cél !

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  5. Cette recette pourtant bien terre à terre aura un petit goût de merveilleux grâce à tes talents de conteuse et de gourmet (te ?)
    Merci pour les 2 .
    Nicmo

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    1. Les deux pieds sur terre et la tête dans les nuages, alors, Nicmo? ;-) Merci à toi pour tes gentils mots! Une conteuse gourmande, ça me plaît bien, c'est trop gentil!

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  6. Quel article joli et poétique *_*
    Et un gros coup de cœur pour la tasse avec le chat ♥

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    1. Oh merci Rock and Tea! Oui cette taaaassse! C'est un bol en fait, c'est ma maman qui me l'a offert, je l'adore! Une buveuse de thé qui flashe sur un bol, j'aurais dû m'en douter... ;-) Merci beaucoup!

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  7. Ce conte est tellement joli que je me suis imaginée le temps de sa lecture, au coin d'un bon feu de cheminée, blottie au creux d'un vieux fauteuil, un plaid élimé sur les genoux, une bonne tasse de thé fumant posée à même le sol. Ca me rappelle avec quel plaisir je me délectais des Contes du Père Castor ;) Avec cette plume magique et délicate qui te caractérise, je me dis que tu dois forcément être aussi une lectrice ! Et si c'est le cas, je me ferais une joie de communiquer avec toi sur nos coups de cœur livresques et autres joyeusetés littéraires et poétiques ! En plus des échanges de recettes bien sur, car visiblement, plus je te lis et découvre un pan de ta vie et de ta personnalité via ce blog et ton compte IG, plus j'ai l'impression que nous appartenons toi et moi, à la même famille de petits écureuils, passionnés de graines, de granola, de crumble et de fruits. De toutes ces petites pépites qui font Crunch, Crinch, Crounch sous la quenotte, avant de se solder par un formidable et guttural MIAMMMM !!! Et en plus, il semblerait que nous ayons le même âge ou presque :)
    Ton crumble de haricots magique et noix semble délicieux ! Et tu sais quoi ?! Moi qui ne savais pas comment accommoder mes blettes mignonettes, j'ai enfin la solution ! En crumble ! "Une recette à la noix de haricot-blette" ! Verdict ce soir !

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    1. Oh mais toi alors pomaufour, tu es la plus adorable de chez adorable!
      J'aime bien ta version de petit écureuil qui fait crunch crunch, parce que j'adore les noisettes, crouncher, et me promener dans les bois sans faire de bruit...
      Il se trouve qu'il m'arrive parfois, occasionnellement, de lire des livres, oui... :-))
      Je serais ravie de tes conseils ou de partager avec toi à ce sujet!
      Je suis enchantée de t'avoir "rencontrée", je crois que c'est ce qui me charme le plus dans l'aventure du blog, ce sont ces croisements magiques!

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    2. Allez, petit Ecureuil numéro 1 écrira très bientôt un e-mail à petit Ecureuil numéro 2 !! :)
      Comme tu dis, ces croisements magiques entre internautes sont formidables alors donnons-leur le coup de pouce nécessaire pour qu'ils s'épanouissent comme une jolie fleur ! Et je sens qu'avec toi, ça en vaut la peine (et oui, des blogs biens, y'en a pleins mais tous les blogs ne me donnent pas envie de parler noisettes, granola et bouquins avec leur propriétaire ^^) A très bientôt par mail donc, petite conteuse :) Bonne soirée !

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    3. Tu es trop mimi!! Bonne journée petit écureuil numéro1!

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  8. Voilà déjà quelques jours que j'ai gardé en un bout de mail Ia petite ligne de ton URL pour, dès que j'aurai le temps, lire ce conte que je savais tendre et joli et laisser un petit message... Voilà, une thèse remise et des vacances à peine entamées, je m'active, avant d'erre déconnectée...
    Juste pour te dire merci. Merci de ce joli conte d'autimne (c'est amusant, j'avais initialement intitulé le conte que j'avis écrit sur mon bol 'conte d'automne', lui aussi ;-) ) si doux, si tendre et émouvant. Tes ohrases sont toujours magnifiques, et j'ai particulièrement aimé celle-ci : avec ses vieilles mains ridées, tout juste habiles à retirer les cils sur des joues qui se mangent...
    À très vite, petite Céline, j'ai un wagon épistolaire à rattraper, moi !

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    1. ah toi aussi tu es une sacrée poète Ophélie ! :)

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    2. Surtout avec le clavier automatique... hum ! ;-)

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    3. J'ADORE la Ophélie en mode clavier (et pilotage) automatique, parce que ce doit être trop cool d'errer déconnectée, et d'écrire un conte sur un bol, j'ai tellement souri... Merci mille fois Ophéliette mignonnette!!
      Mais que quoi qui que mais alors la page se tourne vraiment alors!!!! (C'est pas trop tôt, merci les relecteurs j'ai l'impression!) Bon je t'écris vite mais je voulais quand même te dire Ouaaaaaais, bravoooo, tu déchires, tout ça, quoi, bonnes vacances, débranche tout, souffle, youpi, génial, finish, çayestt'esplusétudiante, vacances, vacances, retraite quelque part, détends-toi, sois heureuse, et alii.
      <3 <3 <3

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  9. Cél, mais tu es génialissime ! Quelle conteuse ! Ton texte est superbe, trop, trop beau, j'ai vraiment adoré. Il m'a fait un peu penser à Sans Famille... J'avais adoré ces livres que j'ai lus et relus un nombre incalculable de fois ! Et je ne parle pas de la recette, que je m'empresserai de faire dès que je rentre à la maison, avec les haricots du jardin, les noix de mon grand-père et toute l'amitié que je porte à la belle personne qui nous a fait l'immense plaisir de la partager !
    A tout bientôt jolie Céline <3 <3

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    1. Oooooh mais je n'ai rien du talent d'Hector Malot, moi! ;-) Voir un commentaire de toi est un vrai cadeau <3 ça oui! Merci à toi Adorablegaëlle, (c'est ton nouveau nom, parce que, en deux mots séparés, ça faisait pléonasme, tu vois), demoiselle près du chêne d'un certain Saint en semaine et près du noyer en vacances! (Pour le crumble, rien de révolutionnaire, mais drôlement bon, en fait, c'est juste le principe de la galette de légumineuses de fénéante qui ne "façonne" pas de galette mais qui se contente de boulettes plus ou moins grosses!) A très bientôt Gaëlle!

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  10. Je découvre ton blog après ta petite visite sur le mien! C'est vraiment chouette, une histoire et une recette qui a l'air délicieuse!! A bientôt!

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  11. Chère petite conteuse,
    Ta jolie histoire m'a transportée en enfance quelques années en arrière, alors que le métro s'enfonçait tout droit vers la fac, moi je faisais un voyage dans le temps et l'espace pour me retrouver au coin d'un feu de bois sous un ciel étoilé de mille paillettes, à rêver à ce vieux monsieur, à cette jolie petite fille et à ses petits compagnons. Ton conte est si joliment raconté qu'il touche le cœur, j'en ai eu des frissons le long de sa lecture, tu sais, quand tu lis ou regarde ou écoute quelque chose de tellement beau que tu en as tout le corps qui frétille comme de petites fourmis qui te parcourraient le corps, chez moi c'est dans les cuisses, les joues et les bras un peu. Cultiver le petit haricot magique qui se trouve au fond de notre cœur, faire germer et s'épanouir l'amour en nous et autour de nous, en voilà un beau message que j'essaye au mieux d'appliquer chaque jour pour apporter un peu de joie dans le cœur des autres.
    Personnellement j'ai trouvé ça super que tu réussisses à finir cette histoire par une recette qui s'accordait totalement à ton récit, tu es géniale Cél ! En plus noix-haricots blancs le tout en crumble ça doit vraiment être trop mioum !
    Merci pour cette histoire gourmande :)
    Ps : j'ai écrit ce commentaire le 30 septembre mais je ne le poste que maintenant parce que décidément, les com à partir du téléphone, beh ça veut pas ! Belle soirée, et demain, c'est ton nouvel article qui sera lu, je me le réserve <3

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    1. C'est toi qui es Géniaaaale Gwen :-) Toi, tu as un SACRé flocon en toi, je te le garantis! Tu le cultives joliment... Il devient un arbre merveilleux, absolument merveilleux... Plein de bisous!

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  12. je découvre avec des étoiles dans les yeux ton joli blog si poétique et gourmand !

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    1. C'est gentil petit flocon de neige couturier! Je visite souvent ton blog et j'aime sa douceur ;-)

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  13. merci merci pour cette belle histoire, vraie, ou rêvée?, qui m'a envoûté, en me précipitant dans le monde de l'enfance....j'adorai lire et plonger à corps et coeur perdu dans de merveilleuses histoires qui font voyager l'âme. Ca fait un bien fou de prendre le temps, de rêver, de sentir cette douceur.... Et, en plus, je vais tester cette belle recette qui me tente tant!!! Merci encore!

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    1. Oh merci beaucoup Sarah! J'en suis enchantée! :)

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  14. Trop jolie histoire et magnifique recette.

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*Merci de vos mots! *