mercredi 28 janvier 2015

Voulez-vous crêper avec moi ce soir?




-Bonjour, monsieur l'officier de police. Je viens pour ma femme, monsieur l'officier de police.
-Mais crêpez-donc, je vous en prie.
-Eh bien, tout à commencé par une simple crêpe. Je ne m'en crêpais guère, après tout, tout le monde peut se crêper... Puis, de fil en crêpe, elle s'est mis à crêper, crêper, crêper sans relâche. Je lui avais pourtant bien dit. "Crêpera bien qui crêpera la dernier, Josette, méfie-toi, parce qu'à trop crêper, tu finiras par le regretter."  -"Toi, tais-toi et va aux crêpes", je l'entends encore. "Tu as toujours crêpé le premier. Rappelle-toi. Je n'étais encore qu'une petite crêpe sur la poêle que tu crêpais déjà, à tous vents, crêpe la galère. Ah, ma mère m'avait bien dit, elle m'avait dit de me crêper des maris un peu trop hâtifs en matière de crêpe. Elle m'avait dit, n'ouvre pas ta crêpe au premier venu, crêpe-toi des beaux discours, et ne va pas crêper avec des inconnus.  Seulement voilà, tu n'es pas un inconnu, Georges, et tu crêpes depuis trop longtemps pour que je ne crêpe pas à mon tour. Aux crêpes les bonnes résolutions, qui crêpe crêpe. Et ne vends pas la peau de la crêpe avant de l'avoir tournée. Je ne crêperai pas de la maison de si tôt. C'est ma crêpe ma bataille, je resterai la crêpe haute. "
-Oh! Vous l'avez crêpée?
-Je n'ai pas osé, monsieur l'officier de police. On dit de ne jamais crêper une femme. Surtout la sienne, monsieur l'officier de police.

 
 


-Je crêpe. Alors, elle a continué à crêper?
-Crêpe sur crêpe, matin et soir. Elle s'est mise à crêper à toutes les crêperies. Comme Alexandre, elle aurait souhaité qu'il y ait d'autres crêpes pour pouvoir crêper encore plus de crêpes. Elle disait souvent que la constance n'était crêpe que pour les ridicules, qu'il n'est rien de si doux que de triompher de la résistance d'une belle crêpe, et que le courroux du ciel ne la crêpait guère. Je ne savais plus où crêper de la crêpe. J'étais perdu, monsieur l'officier de police, au fond de la crêpe. Alors...Alors un soir, je me suis dit, ça ne peut plus crêper. Il faut qu'on crêpe. A trop crêper, on finit par se brûler la crêpe. Tel est crêpé qui croyait crêper. J'ai attendu qu'elle crêpe, et je l'ai prise en flagrant crêpage.



-Était-elle totalement crêpée?
-Totalement, monsieur l'officier de police. Enfin, cela ne m'a pas choqué, je connais la crêpe de ma femme, tout de même. Je ne suis pas né de la dernière crêpe. Mais quoi qu'il en crêpe, j'étais aux crêpes de la voir ainsi, crêper sans vergogne, le cœur en crêpe.
-Qu'a-t-elle crêpé, alors?
-Elle m'a regardé de crêpe en cap. Elle m'a dit : "Tu crois que je n'ai pas compris ta petite crêpe? Ah, mon pauvre Georges, tu me prends pour une crêpée. Mais je suis moins incrêpue que tu ne le crois. J'ai tout crêpé. Depuis des mois. Je fais mes valises, je pars, je n'en crêpe plus de subir tes crêpes." J'ai essayé de la retenir, monsieur l'officier de police. En crêpant, crêpant encore, je lui disais "reviens", je suppliais : "ne me crêpe pas, il faut tout crêper, tout peut se crêper". Je lui répétais que je lui crêperais des crêpes bleues, des crêpes qu'on crêpe avec les yeux, je lui assurais qu'elle crêpait devant elle un nouvel homme. Elle disait "encore des crêpes, toujours des crêpes, les mêmes crêpes... rien que des crêpes. Moi les crêpes enrobées de douceur se posent sur ma crêpe mais jamais sur mon cœur. " J'ai crêpé, encore et encore.
Rien n'a crêpé, monsieur l'officier de police. Mes crêpes allaient se perdre dans un ciel aussi crêpé qu'une crêpe ouverte aux quatre vents. Elle n'en avait crêpe. Vous connaissez les femmes.

 
 

-Ah, à qui le crêpez-vous. Vous crêpez un converti, monsieur.
-Alors, monsieur l'officier de police... alors je l'ai prise à bras la crêpe. Elle m'a provoqué, elle m'a dit "crêpe-moi mal, Johnny, envoie-moi aux crêpes, zou, crêpe-moi mal, Johnny,...
-..."Moi j'aime la crêpe qui fait boum"?
-Vous crêpez vos classiques, monsieur l'officier de police.
-Ne noyez pas la crêpe. Au fait, mon ami.


 

-C'est là, monsieur l'officier de police, que je l'ai crêpée. Ma crêpe n'a fait qu'un tour. Je n'y tenais plus. Tant va la crêpe à la poêle qu'à la fin elle se crêpe. Voilà. Crêpez-moi, je n'aurai que ce que je mérite. Je me livre en toute crêpe, je ne crêpais plus de me faire crêper, et je ne suis que d'autant plus crêpé de savoir qu'elle ne crêpera plus jamais. Avec sa petite façon de crêper bien à elle.
-Quelle histoire, monsieur, quelle histoire...
-Je sais. Mais le cœur a ses crêpes que la crêpe ne connaît point.

 






Voulez-vous crêper avec moi ce soir?

4 recettes (GF, opt. VGL),

2 salées,

2 sucrées!

(Si avec tout ça vous n'avez pas envie de faire honneur à la Chandeleur...)




Oh, je n'ai pas la prétention de vous donner une recette miracle, les amis, juste quatre recettes qui fonctionnent très très bien ici! Deux pâtes, déjà : une salée, une sucrée, même si elles sont plutôt interchangeables. Elles sont sans gluten, et pourtant très moelleuses! L'ajout d'un œuf est facultatif, je les ai faites parfois avec, parfois sans, il faut juste ajouter un peu d'eau dans la pâte et les faire un peu plus épaisses sur la poêle si l'on n'en met pas.

Pour la garniture, je fais simple : des légumes râpés ou coupés en petits morceaux, même pas cuits au préalable (simple on a dit!), disposés sur le dessus de la pâte pendant qu'elle cuit et qu'elle n'est saisie que d'un côté. On attend un peu, on referme, et hop, tout est chaud et drôlement bon. On peut même les faire à l'avance et les réchauffer en les passant une petite minute au four ou à la poêle. J'aime bien que les légumes soient "pris" dans la pâte, plutôt moelleuse d'un côté, croustillante de l'autre...



Crêpe Salée #1 :

Crêpe aux carottes, cannelle et fleur de sel

 



Pour la pâte:
-120 g de farine de riz/ sarrasin (j'ai mis moitié-moitié, mais on peut très bien en choisir une seule)
-30 g de farine de pois chiche
-1 c à c. de bicarbonate de sodium
-1 c. à soupe de vinaigre de cidre
-de 170 à 200 ml de lait végétal
-1 càs d'huile d'olive
[-facultatif : un œuf]
 

Garniture (pour une crêpe) :
1/2 carotte râpée
1/2 càc de cannelle
1 filet de jus de citron
1 pincée de fleur de sel 

 

Préparez la pâte : mélangez les farines, puis le bicarbonate et le vinaigre. Délayez peu à peu avec le lait, ajoutez l’œuf si vous en mettez, sinon, ajoutez un peu plus de lait, ou un peu d'eau tiède. La pâte doit être plutôt épaisse. Laissez reposer une heure. Au bout de ce temps, réajustez la texture de la pâte en ajoutant un peu d'eau si besoin.
Faites couler une louche de pâte dans une poêle en fonte légèrement huilée. 
Pendant qu'elle cuit, ajoutez sur le dessus la carotte râpée, la cannelle, le jus de citron. Quand le dessus a l'air saisi, repliez la pâte délicatement sur elle-même, prolongez quelques instants la cuisson. Servez chaud, parsemé de fleur de sel, avec une salade de jeunes pousses.




 Une deuxième recette salée, celle de l'Italien venu faire un petit tour en Bretagne.

Crêpe salée #2 :

Crêpe aux blettes, raisins et pignons

 



Pour une à deux crêpes :
-la feuille d'une tige de blette
-une poignée de raisins secs
-une poignée de pignons de pin
-1 c à café de tamari 

Faites la pâte comme indiqué ci-dessus.
 Faites couler une louche de pâte dans une poêle en fonte légèrement huilée. 
Pendant qu'elle cuit, ajoutez sur le dessus la feuille de blette découpée en petits morceaux. Quand le dessus a l'air saisi, ajoutez le tamari, repliez la pâte délicatement sur elle-même, prolongez quelques instants la cuisson. Servez chaud, parsemé de raisins et pignons torréfiés.






On passe au dessert?


Crêpe grillée aux pommes râpées et aux pistaches marinées

 

Pour ces crêpes sucrées, des associations douces et adaptables!
La première, aux pommes, parce que ce sont mes préférées, les crêpes aux pommes. Celles-ci sont habillées de pistaches ayant mariné dans un peu d'eau de rose, que l'on pourra aisément remplacer par de l'eau de fleur d'oranger (ou rien du tout!), et ce que j'aime particulièrement, c'est les décorer de (plein de) pomme râpée encore crue, qui, passée sous le grill, se transforme en allumettes grillées délicieuses.
L'ensemble se réchauffe pendant que la pomme fond très légèrement, et le résultat est un dessert (ou un goûter!) plein de gourmandise.



Pour la pâte :
-70g de farine de châtaigne
-50g de farine de sarrasin
-20g de farine de pois chiche
-1 càc de bicarbonate de sodium
-1 càs de vinaigre de cidre
-De 170 à 200 ml de lait végétal
-2 càs de sucre complet
[-Facultatif : un oeuf]

Pour la garniture (pour une crêpe)
1/2 pomme râpée
1/2 verre de pistaches
1 c à soupe d'eau de rose (ou de fleur d'oranger)
1 c à café de sucre intégral

La veille, ou plusieurs heures avant, disposez les pistaches débarrassées de leur coque dans un ramequin et ajoutez l'eau florale.





Préparer les crêpes : mélangez les farines, le sucre, puis le bicarbonate et le vinaigre. Délayez peu à peu avec le lait, ajoutez l’œuf si vous en mettez, sinon, ajoutez un peu plus de lait. La pâte doit être un peu épaisse. Laissez reposer une heure. Au bout de ce temps, réajustez la texture de la pâte en ajoutant un peu d'eau si besoin.  
Faites cuire les crêpes en déposant une louche de pâte dans la poêle, et en les retournant délicatement au bout de quelques minutes.

Lorsque les crêpes sont cuites, râpez la pomme. Ouvrez une crêpe, garnissez-la d'un peu de pomme râpée. Refermez-la et disposez d'autres allumettes de pommes sur le dessus. Saupoudrez de sucre intégral. Faites passer l'ensemble sous le grill quelques minutes. A la sortie du four, ajoutez les pistaches.


 

  Et la petite dernière...

Crêpe à la confiture d'agrumes express et au chocolat noir

 


La deuxième recette sucrée est un classique, la préférée de mon gourmand plus crêpé que n'importe quelle crêpe. J'ai inventé pour lui cette petite confiture express qui ressemble à une marmelade [sans le sirop de glucose], douce-amère, avec une pointe de miel sous la dent, que la douceur du chocolat noir vient tempérer.


Pour la pâte : voir plus haut

Pour la fausse confiture d'agrumes (donne un petit pot)
-1 clémentine
-6 kumquats (remplaçables par une orange épluchée)
-1/2 citron
-1 verre d'eau
-3 càs de miel (ou sirop d'agave)
-1/2 càc d'agar-agar


50g de chocolat noir

Préparez la confiture : découpez les kumquats sans les éplucher. Épluchez la clémentine, détaillez-la en quartiers, ajoutez le jus du demi citron pressé. Disposez l'ensemble dans une casserole et ajoutez l'eau et le miel. Portez à vive ébullition pendant 10 minutes, en veillant à ce que cela n'attrape pas la casserole (ajoutez de l'eau si besoin). Ajoutez l'agar-agar, mélangez bien et retirez du feu. Versez dans un petit pot, retournez-le et conservez au frais. La confiture se garde environ 15 jours.





Assemblez : tartinez une crêpe encore chaude de confiture d'agrumes, puis d'un filet de chocolat noir fondu au bain marie.



 
Bonne chandeleur!

jeudi 22 janvier 2015

Un souvenir / Taralli rustiques au fenouil et à la farine de châtaigne


 


Certains souvenirs ont un parfum de simplicité qui les rend encore plus doux. Parmi la collection de nos souvenirs qui se décline en nous, comme une bibliothèque un peu désordonnée, fournie et généreuse, ils font figure d’ouvrage sans exception mais référence, petit livre de poche, tout léger, habillé d’un peu de poussière et de tendresse.



 
 
 


Le 22 juillet 2012, je m’étais réveillée tôt. Pas tellement tôt : le soleil était déjà brûlant.  Aussi, il s’agissait du soleil italien... Le vrai soleil, celui qui chauffe, qui brûle, celui qui éblouit. Rome m’a toujours éblouie, avec ou sans soleil.
Celui qui partageait mon lit dormait encore, et, alors qu’il allait doucement sortir du sommeil, j’avais entrepris de me rendre seule au petit marché, trois rues plus loin. A Rome, il y a des petits marchés cachés un peu dans tous les quartiers, et le nôtre se tenait chaque jour. Je dis « le nôtre » comme si nous en étions des habitués, alors que nous ne nous y sommes rendus que cinq ou six fois... Nous avions trouvé pour logement de vacances un atelier d’artiste caché tout près de la villa Borghese, donc au Nord de la ville, au-delà de la Plazza del Popolo, ce qui, malgré notre impression, est déjà un peu excentré pour un Romain. La ville de Rome est si concentrée, plus que Paris, plus que Londres : tout est accessible à pied dans un rayon d’1/2 heure de marche, tout est à côté de tout, et les ruelles fourmillent de mille plaisirs, de pierres antiques, de trattorie, de passants, de scooters et de glaciers. Là où nous dormions, nous étions un peu à l’écart du plein centre, bien qu’encore proches, et dans un endroit où il y a finalement peu de touristes.
Deux rues plus loin, il y avait ce petit marché où les commerçants ne parlaient pas anglais, où nous semblions seuls touristes un peu fous à venir acheter des tomates fraîches et quelques figues vertes. C’est l’avantage d’un logement qui contient une petite cuisine : on peut faire son affaire pour le repas de trois figues fraîches, d’un peu de lait d’amande, et/ou de pasta très al dente avec quelques brins de roquette et de basilic.

 
 



Ce matin-là, je décidai donc d’y aller seule. Je vais vous décevoir : l’anecdote pourrait tenir en cette phrase. Aller seule à ce petit marché romain, acheter 2 tomates, 6 figues et une poignée de roquette.
Oui, c’est tout.
Sauf que je me souviens de cet instant comme d’une petite pépite de perfection, légère et brillante.
Je me souviens de tout. J’avais ma robe jaune, la plus légère, celle en coton, celle qui ne tient pas chaud, il faisait au moins 30° alors que le jour n'était pas levé depuis longtemps. Je n’étais pas bien épaisse, pas assez, j’avais mes Converse blanches, les cheveux vite relevés en un semblant de petite couette, mon sac à main rouge en toile qui devait jurer avec la robe jaune mais que j’aimais bien, parce qu’il avait une petite pochette sur le devant pour y ranger mon tout petit appareil photo. J’étais encore demoiselle, parce que, à deux jours près, le dormeur qui m’attendait dans l’atelier ne m’avait pas encore demandé de devenir sa femme.
Non, trois jours près, il avait attendu le dernier soir.
Je savais qu'au retour de mon périple matinal, je prendrais un café noir avec lui, et j'allais acheter quelques abricots frais, énormes, juteux pour nous accompagner. Le petit marchand allait me dire plusieurs fois le mot pour que je le répète un peu mieux, albicocche, albicocche... Je me réjouissais de ce petit déjeuner de fortune à venir, qui se faisait petit déjeuner de roi. Un café lungho et quelques abricots frais, à deux, les pieds nus sur le carrelage pour sentir un peu de fraîcheur, à l'aube éclatante d'une journée de promenade italienne.



Je me souviens que la rue sentait bon.
Un mélange de cuisine, d'herbes, de buis, de voitures aussi, un vacarme olfactif et sonore, loin des touristes. Les rues étaient grandes et je me sentais toute petite, je me souviens que j'espérais, en souriant, ne pas me perdre. Toute petite mais si libre, avec mon sac à main rouge, mes trois sous en poche et mes Converse, comme une petite fille qui joue à la grande. On dirait que je suis une Romaine, la la la la la, on dirait que je vais acheter quelques fruits et légumes italiens pour une poignée d'euros pendant que mon amoureux dort encore, on dirait que j'essaie de bavarder en italien avec le marchand et qu'on se comprendrait un peu, on dirait que je ramènerais un sac en kraft plein de trucs qui sentent bon, avec les brins de roquette qui dépassent, à la maison. On dirait que le ciel est vraiment très bleu, qu'il fait vraiment très chaud et que la vie est vraiment très belle.
Oui, ce moment n'a même pas duré ½ heure, mais je m'en souviens si bien, comme d'un moment absolument simple et parfait. Aussi frais que nos figues, nos deux sourires et les albicocche du petit marchand.


 





 




 
 



Taralli

Petits biscuits salés italiens aux graines de fenouil




Les taralli sont une base très facile de la cuisine italienne. Pour peu qu'on s'accorde le temps de les faire, ils sont faciles à réaliser, et font office de petits biscuits apéritifs bien croustillants et jolis. C'est un chouette cadeau à amener lorsque l'on est invité quelque part, ou à garder pour soi, parce qu'ils se conservent bien plusieurs jours, et même plusieurs semaines, dans un grand bocal ou une boîte en fer. (J'ai même l'impression qu'ils se bonifient avec le temps, mais ça, c'est très personnel!)
Les miens sont un peu rustiques avec la farine de châtaigne et la farine complète, mais je suis sûre que les italiens, si amoureux de la cuisine humble et rustique, n'auraient pas renié ma version.



Pour une quinzaine de taralli


150 g de farine T80
60g de farine intégrale
40 g de farine de châtaigne
1 cuillère à soupe de graines de fenouil
60 ml de vin blanc sec
60 ml d'huile d'olive

1 c. à soupe de bicarbonate de soude



Dans un grand saladier, mélangez les farines, le fenouil, ajoutez une pincée de sel. Ajoutez le vin et l'huile d'olive, malaxez pour que les ingrédients soient amalgamés. Couvrez la pâte et laissez-la reposer au frais au moins 1/2 heure.

Sortez la pâte et façonnez les taralli : faites entre vos mains des petits boudins que vous enroulerez autour d'un doigt pour les refermer, comme dans la petite photo qui bouge au-dessus. (Je me suis dit que ce serait le plus clair!) 

Préchauffez votre four à 200°.
Pochez les taralli : faites bouillir de l'eau dans une grande casserole, ajoutez le bicarbonate de soude. A l'aide d'une écumoire, plongez délicatement 3 ou 4 taralli dans l'eau bouillante pendant 30 secondes, sortez-les, déposez-les sur un torchon propre, puis continuez avec le reste des taralli.
Une fois qu'ils sont pochés, disposez-les sur la plaque du four revêtue de papier cuisson. Enfournez pour 25 minutes.