La pincée de Cel

mardi 19 mai 2015

Nantes







Je ne sais pas trop d'où c'est venu. Peut-être du fait que j'aime d'amour mon appareil photo et que je ne peux plus sortir de chez moi sans lui - je l'emmènerais presque pour faire les courses, ou pour aller courir, s'il n'était pas si lourd, ou poster mon courrier. Je ne vous raconte pas le look de Sécotine que cela me donne, je ne suis pas certaine que cela augmente ma crédibilité auprès des gens qui me donneraient facilement 12 ans, avec ma jupe qui tourne et mon corps de petite fille.  Je crois que c'est un vrai plaisir peut-être un peu autistique d'avoir le regard qui se perd sur plein de détails et d'avoir envie de les photographier en alternant les réglages. (J'ai un entourage très indulgent).
Donc, lorsque j'ai passé une journée à Nantes la semaine dernière, je n'ai pas résisté au plaisir de mitrailler les atmosphères bien-aimées. Je partage ici juste quelques uns des clichés de ce jour (oui, vous avez bien lu, en fait il y a environ mille fois plus sur mon disque dur), parce que j'ai eu envie de vous offrir un aperçu d'une ville qui m'est si chère.




J'ai vécu 6 ans à Nantes, et j'ai l'impression d'y avoir passé beaucoup plus de temps, peut-être parce que je n'en suis jamais vraiment partie. Si je n'avais pas peur du gnangan, je vous dirais qu'une partie de mon cœur est encore là-bas et ne l'a jamais quittée. A la place, je peux juste vous dire que j'y retourne très souvent et toujours avec le même plaisir, toujours avec la même sensation rassurante de rentrer un peu chez moi.
Je trouve fabuleux d'avoir vécu dans plusieurs endroits, même sans être une vraie globe-trotteuse ni une vraie déracinée, parce qu'alors, on a l'impression d'avoir plusieurs ports d'attaches, et, dans chacun, on a envie d'affirmer que l'on est chez soi ici et pas ailleurs. Affirmation toute puérile qui prend fin dès qu'on se rend dans un autre de nos chez-nous.
Nantes m'a pardonnée de toutes mes infidélités, elle sait qu'elle est ma régulière, et que, si je préfère vivre ailleurs et au calme, j'ai, ancré en moi, le besoin de la voir bien régulièrement.

J'y ai passé toutes mes années d'étudiante, c'est aussi pour cela que je l'aime tant, elle reste pour moi le souvenir d'une nouvelle vie, d'une émancipation, d'un foisonnement culturel et d'un bouquet d'amitié sans hiver.
J'adore marcher dans ce centre que je connais jusqu’au bout des rues, rentrer dans tous les magasins qui sont si rares dans ma petite campagne, boire un thé en terrasse comme une vraie dame de la ville, et dire un grand bonjour souriant aux vendeuses pressées qui se demandent d'où sort cette fille bien campagnarde. (Un peu plus et elle adresserait la parole à d'autres clients qu'elle ne connaît pas. Misère. De quel trou sort-elle.) Quand je retourne, le soir venu, dans mon cocon, je savoure nos chances, celle d'être si loin et celle d'être si près.

Je crois qu'une des choses que je préfère lorsque je marche dans Nantes, c'est son rapport à l'eau. Une ville maritime, au plus profond de son histoire, envahie par l'Erdre, assez proche de la côte pour receler plein de magasins de marins et de passionnés de voile. Dans ma petite colloc estudiantine, nous avions au mur, laissée par une architecte partie alors en Erasmus, une grande carte de Nantes avant que la plupart de ses rues centrales soient comblées, que les canaux ne deviennent routes. Au siècle dernier, c'est si peu un siècle, j'aime tant cette idée : le fameux "cours des 50 otages", artère centrale du centre ville, s'arpentait en bateau...


J'aurais mille adresses à vous donner, pour partager mon amour de Nantes. Je me suis dit que, plutôt que d'essayer de faire un article exhaustif qui ne le serait jamais, je les distillerais ici petit à petit. 



#Number one des incontournables : aller au passage Pommeraye,
l'arpenter de long en large, faire le tour de toutes ses boutiques, regarder le fer de son escalier. Se perdre dans le Nature et Découvertes qu'il y a dessous, rêver de mer à Via Maris, trouver trop choue la boutique Pylone, tomber amoureuse des bijoux de Byblos, et craquer pour les chocolats à tomber par terre de chez Larnicol.

#Pour des petits gâteaux (au beurre salé) absolument parfait :  Le Larnicol du passage Pommeraye, ou, la pâtisserie Debotté qu'on ne présente plus, le MUST du salon de thé très luxueux Nantais. Je crois que j'y suis allée deux fois dans ma vie, mais je n'ai pas été déçue, car tout est délicieux (bien qu'un peu cher).
Debotté (4 adresses dans le centre ville)

#Pour du thé ou du café de qualité : la boutique Debotté de la rue de la Fosse (pour le Mariage Frères), ou la brûlerie du Pilori (pour le Lov Organic ou le Dammann, ou encore pour son café tout frais qui sent divinement bon.) (qui s'appelle La brûlerie tout court désormais, mais je crois que nous sommes nombreux  l'appeler toujours "la brûlerie du Pilori".)

#Pour manger des produits aux fraises à se damner : la Fraiseraie propose des glaces aux fraises, des sirops, confitures ou liqueurs qui constituent un cadeau parfait à (s')offrir.

#Pour manger : là, je pourrais en parler longtemps. Commençons par mon chouchou : le Petit Flore, un café en plein centre, sur la place Royale (que j'ai connue non-piétonne et qui l'est désormais, ce qui est bien plus agréable.) J'adore la déco un peu à l'ancienne de ce café tout cosy, et leurs repas sont excellents. Dans l'ensemble ils sont peut-être un peu chers (on y mange souvent pour pas moins de 15-20 euros), mais je trouve que cela reste raisonnable et que si l'on considère que l'on paie le cadre, l'hyper-centre, et la qualité du repas, c'est tout-à-fait mérité. Leurs plats sont à l'ardoise et tournent selon les saisons (rien que le principe est un gage de qualité), ils comprennent beaucoup de légumes frais, de saison et de qualité. Chaque plat est servi avec une corbeille de pain de campagne tranché et grillé et un tout petit beurre salé cru, et je crois que, juste pour ces deux détails, je pourrais en faire ma cantine. Leurs tartes salées sont divines, ainsi que leurs tartines de légumes (souvent sucrées-salées), quant à leurs desserts, généreux crumbles ou gâteaux immenses dont on vous amène une part, sont vraiment parfaits. A noter également leur carte des thés qui est alléchante, et que l'on peut vous servir à toute heure avec un supplément petit LU ou grosse tranche de brioche fraiche avec ou sans confiture.
Le petit Flore (1 Rue des Vieilles Douves, 44000 Nantes)

#Pour les livres : à part la grande Fnac de la place du commerce (je ne résiste jamais à m'y perdre, c'est mon côté souris rurale émerveillée par la ville qui parle), j'adore arpenter les rayons de la plus confidentielle Vent d'Ouest, ou l'exhaustive Durance, ou encore les magnifiques rayons de bois à l'ancienne chez Coiffard. Sinon, il reste aussi les bouquinistes devant l'église Sainte-Croix.

Il reste les bijoux et la décoration, les boutiques de cuisine, celles de vêtements, les jolis quais, la rue Créb', l'île de Versailles, le quartier Saint Félix, celui de Saint-Mihiel (où j'habitais), le jardin des Plantes, les petites ruelles de Bouffay... Promis, je reviendrai (sans doute?) avec d'autres photos et d'autres articles. (Vous avez le droit de hurler au teasing honteux.)



mercredi 13 mai 2015

C'est mercredi c'est favoris




Un article un peu différent arrive incessamment ici, mais en attendant, j'avais comme l'envie de partager quelques coups de cœur du web récents. Je me suis dit que, peut-être, une sorte de « revue du web » toute simple pourrait vous intéresser, de temps à autre... Je l'appellerais presque « revue du mercredi », mais, soyons honnêtes, je ne pourrai pas le faire chaque semaine. Mais de temps en temps... Pourquoi pas ? (Le mercredi, en principe, je ne peux pas, j'ai piscine.) (Mais c'est vrai).
Et si vous avez, de votre côté, des articles qui vous ont récemment tapé dans l’œil, n'hésitez pas à me le dire en commentaire, je suis preneuse de toute découverte !

Bon mercredi et bonnes sorties les amis !



*Cet article que j'ai dû lire environ 1000 fois d'Anne-So sur son rapport au piano... Je le trouve tout de délicatesse et il sait faire résonner juste les échos qu'il faut en moi.

*Quand j'aurais enfin un piano chez moi, j'aurais encore plus de mal à tout plaquer pour faire le tour du monde. Pourtant, dans l'idée, je trouve ça fabuleux. En tout cas j'ai bien rêvé et laissé libre cours à mon admiration en lisant le témoignage de Delphine et Nirvan sur le blog d'Antigone XXI .

*Une fois mon tour du monde accompli, je retournerai pleine d'usage et raison vivre entre mes parents le reste de mon âge, et surtout je ferai des bisous à ma maman. Cet article du blog Les Parenthèses est un des plus jolis hommages de fête des mamans. C'est simple, il m'a donné envie d'écrire sur ma maman à moi, celle qui a les doigts tout fins et qui sent bon comme un câlin du dimanche soir.

*J'ai aussi adoré l'article du Chaudron Pastel qui nous explique toutes ses astuces pour voyager bio, sain, naturo et féminin en même temps. (Pour faire le tour du monde, ou pour aller voir sa maman, après, tout est permis.)

*Sinon, ma copine Manon n'a pas son pareil pour donner envie de voir des films. (En vrai je dévore plein de films, et j'ose rarement vous en parler parce que je ne le ferais pas aussi bien qu'elle.)

*J'ai remarqué mille ans après tout le monde que My life in Sourdough (La mini-série américano-culinaire, si vous ne connaissez pas le principe, courrez-y) était ENFIN de retour pour une saison 2. Autant vous dire que je n'ai pas fini de tout me repasser en boucle. 

*Enfin, un coup de cœur Télérama qui m'a fait faire des bonds partout en poussant des cris d'hystérique : avez-vous déjà entendu la plus vieille chanson du monde ? (A côté, Banana Split de Lio, c'est de la rigolade.)

Voilà, n'hésitez pas à réagir, et à très vite!
(Moi je suis déjà partie nager en chantonnant en faux grec ancien, vous pouvez m'imaginer.)