mercredi 16 avril 2014

Lettre à un nuage





Vous le savez si vous avez lu les récents articles... Suite à la « lettre au printemps », un défi bloguesque a été lancé ! La charmante Iliana m'a donc imposé un nouveau sujet : écrire une lettre à un nuage. (Elle a de ses idées, me direz-vous. Oui... Mais moi j'adore les défis! Alors j'ai essayé...)
Et puis...
Je n'ai pas résisté, j'ai eu envie de terminer cet article par une petite recette! Donc, si la poésie ne vous intéresse pas, et que l'appel du ventre est plus fort que l'appel du cœur, (ce qui est parfois une tendance involontaire toute pardonnable!) c'est en bas que ça se passe!

Oh ! N'hésitez pas à commenter, à ajouter, corriger, dire ce que vous en pensez... J'en aurais l'esprit, disons...tout solaire...!










         Roger,


J'ai laissé la clé sous la troisième étoile en partant de la droite.

Oui, je sais, tu as l'habitude. Depuis le temps que je traîne chez toi...C'est que je m'y sens si bien ! Depuis toute petite je me vautre sur tes coussins, et j'allonge les années à tes côtés en même temps que mes jambes sur ta douillette table basse. Ceux qui m'aiment me rappellent que Céline vient de « caelum », le ciel. « Tu es tombé du ciel ? Oh, ça c'est drôle !... » C'est ce que dit le Petit Prince à l'aviateur. A chaque fois, je souris à ce passage. Je n'aime pas prendre l'avion, je n'aime pas avoir ce sentiment de ne pas être à ma place, dans une machine qui consomme plus d'essence et d'énergie que je ne saurais l'imaginer. Je n'aime pas le ronflement de la machine, cela me fait peur, et quand je regarde le paysage céleste à la fenêtre rayé par une aile, j'ai l'impression de tenter de lire une histoire magnifique alors que la page est défigurée par un grand trait gris trop envahissant. Pourtant, pourtant, moi aussi, j'ai l'impression d'être tombée du ciel. Ça c'est drôle.
Autour de ma petite tête, quand j'évolue dans ce drôle de monde, il reste un peu de brouillard, un peu de ton coton blanc accroché à mes cheveux. Je ne le chasse pas, parce qu'il me rappelle d'où je viens. Et parce que les gens qui vivent sans brume autour de la tête sont d'un cartésianisme lucide qui me déçoit souvent. A ceux qui disent « redescends sur terre ! », j'ai envie de répondre « monte un peu aux cieux ! » , mais la connotation religieuse pourrait les effrayer, alors je ne dis rien. On dit des dieux ou des morts qu'ils « montent aux cieux », jamais qu'ils « montent dans les nuages ». Pourtant, monter dans un ciel d'azur, ce doit être presque triste ! J'aimerais tant monter aux cieux ennuagés...Moi, le jour de mon grand départ, je voudrais un ciel plein de coton. Un ciel fait de ma demeure moelleuse, mon petit habitat cérébral.

C'est si pauvre, un ciel sans nuage. Si plein d'ennui. Cela donne l'illusion d'une perfection atteinte, alors que ce n'est toujours qu'éphémère. Un ciel sans toi, c'est un océan limpide vu du bas, un chemin sans embûche, une journée sans souci, une vie sans trouble. Qui croirait à cette fable ? Tu nous rappelles que la perfection est monotone. Tellement inaccessible et illusoire qu'elle n'est pas souhaitable. Avec mon coton dans les cheveux, je regarde les chemins de ceux que je croise, je les envie parfois, mais j'essaie de ne jamais perdre de vue le fait qu'il n'y a pas de cieux sans nuées. Et heureusement. Tous les nuages que nous traversons sont utiles et beaux, à leur manière, tous...Les gros nuages très sombres, ceux qui nous feraient baisser les bras, comme les petits, les minces bouts de tissu blanc effilochés, les écharpes de brume qui se dissipent rapidement pour laisser les rayons du soleil nous réchauffer le cou. On apprécie tellement le soleil un jour de nuages. Et puis, l'ombre a ses vertus que le bronzeur ne connaît point. Ne renoncez pas à vos en-nu(i)ages... Ils sont précieux...



Tu es d'une telle douceur, mon petit Roger. Sous toutes tes formes, tu ne peux qu'évoquer le tendre et le moelleux. On mange bien, chez toi. Tu es la guimauve que nous fourrions dans notre bouche, quatre enfants que nous étions, avant de chanter une chanson et de dire  « tu reconnais, tu reconnais ?... » (Nous avions des jeux charmants.) La mousse à la framboise. La crème aérienne qui fond instantanément, qui se laisse à peine goûter, la bouchée de barbe à papa qui ne peut même pas se mâcher, qui fond et qui laisse la bouche collante. Te regarder, t'embrasser est un plaisir régressif et gourmand à lui tout seul, d'une légèreté sans pareille, d'une onctuosité qui se déguste.
En plus, tu es si magnifiquement vivant. Non seulement tu es (presque) imprévisible, mais, au sein d'une même journée, d'une même heure, d'une même minute parfois, tu t'élances, tu t'étires, tu te pousses, tu nous suis ou tu descends toute la gamme chromatique. Tu grossis ou tu maigris à vue d’œil, mon pépère. Tu n'en fais qu'à ta tête, et à l'heure où l'homme peut aller marcher sur la lune, dompter la terre et le feu, il ne peut toujours pas prévoir la pluie à une heure. C'est un jeu, avoue-le, tu veux le remettre à sa place. Lui rappeler qu'il n'a pas une puissance sans l'ombre d'un nuage. « Senza nubi », comme disent les Italiens.
Nuage, ça vient de νέφος, en grec ancien, considéré comme un mot-racine. Un nuage qui est un mot-racine, ça aussi c'est drôle.
J'ai pour toi tant d'affection, Roger, je ne te le dis pas suffisamment. Un amour pour un cloud sweet cloud que je partage. Une tendresse jamais dimi-nuée. Certains disent de toi que tu n'es qu'un amas de vapeur. Ils me font bien rire ! Amas de vapeur eux-mêmes ! Non, tu es une berceuse du ciel, une voix maternelle qui chante l'anticyclone. Un drap de coton (bio) tout parfumé, un voile posé sur les aveuglantes clartés qui pourraient nous brûler. Tu joues les intermédiaires, et si tu te fais menaçant, c'est pour mieux, après une orageuse et nécessaire colère, laisser le ciel s'éclaircir, le bleu se montrer à nu. Dénudé du nu-age. 


Hors du ciel point de salut... mais du ciel nuageux, alors.



Je t'embrasse, mon Roger, mon amant blanc de cœur, ma douce couverture. Tu es l'écume dont mes rêves sont faits, et je n'imagine pas la vie sans toi. Puisse l'habitant du ciel, s'il en est un, nous préserver d'une météo trop calme, d'une vie d'azur trop lisse, d'un ciel écrasant, sans nuage. Puisse-t-il laisser tous ceux qui le veulent se rendre chez toi à l'improviste.
Pour le loyer, tu préfères par chèque ou virement ?

A ce soir.

Cél.









Post Scriptum :

Vous resterez bien pour le thé, les amis?... Donc, j'avais envie de conclure la lettre avec une petite recette simplissime...Une recette fraiche, qui fond en bouche, et légère, oh! Comme un nuage! ...



Ce sont des petites tartelettes au citron qui n'ont pas fait long feu chez moi en ce jour tout printanier. J'adore la tarte au citron, mais elle est souvent un peu trop riche, la crème est rarement à mon goût, je suis un peu difficile en la matière, et je me suis servie de cette excuse pour en tester plein! Or, ici, ne vous attendez pas à une tarte au citron classique, c'est très différent, mais non moins succulent. Le fond de tarte est cru, tout simple, et se déguste tout seul. Et si vous préférez vous en passer, vous pouvez aussi simplement faire la mousse, et la déguster étalée sur du pain grillé, ou même à la petite cuillère...La banane est juste présente ce qu'il faut, et la mousse est très aérienne, doucement acidulée, avec cette petite pointe de pavot....enfin, si j'osais, je dirais que c'est un régal absolu! Essayez, ça prend deux minutes, et vous m'en direz des nouvelles...



Nuage-tartelette crue au citron, banane et pavot.

(Pour 4 petites tartelettes, ou 2 grosses.)

Pour le fond de tarte(lette) :
-60 g de pâte de datte
-30 g de noix du Brésil
-30 g d'amandes
-1 cuillère à soupe de tahini

Pour la mousse au citron :
-2 grosses bananes (ou 3 petites)
-2 citrons
-2 cuillères à soupe rases de pavot bleu
-3 cuillères à soupe de miel d'acacia (ou de sirop de riz, d'agave...)
-120 ml de lait d'amande
-1 cuillère à café d'agar-agar

Et en bonus!
-Quelques framboises
-Graines de sésame toastées



-Préparez la pâte :
Dans le bol du mixeur, mettez les amandes et les noix du Brésil, et réduisez-les en poudre. Ajoutez la pâte de datte, puis le tahini, et mixez.
Tassez le mélange avec les doigts humides au fond de 4 moules à tartelettes, ou, comme je l'ai fait, en 2 grands disques à l'aide d'un cercle à pâtisserie, sur une assiette recouverte de film. Recouvrez et laissez reposer au frais pendant que vous préparez le reste.



-Préparez la mousse au citron :
Mixez la banane et le jus des citrons, j'ai ajouté un peu des zestes mais ce n'est pas obligé, c'était juste pour corser un peu l'ensemble.
Dans une casserole, délayez l'agar-agar dans le lait, et portez à légère ébullition pendant 1 à 2 minutes. Ajoutez ce mélange dans le mixeur, puis le miel, et mixez à nouveau. Ajoutez à la fin le pavot et mélangez.
Laissez reposer ce mélange au frais au moins une heure avant de monter les tartelettes.

-Montez les tartelettes
Sortez les cercles de pâte, et disposez la mousse sur le dessus. Garnissez de quelques framboises et de graines de sésames toastées, qui ont toutes les deux la bonne idée de très bien s'entendre avec le citron..


Dégustez tout de suite, ou remettez le tout au frais. (Oui, c'est meilleur servi très très frais, comme le bon rosé de Provence....)





 ....L'anticyclone de la tarte-nuage, vous connaissez?...








dimanche 13 avril 2014

Woody Breakfast



Je suis bien embêtée.
Je publiais il y a une semaine les photos des petits plats que j'avais mis sur Instagram courant Mars, (ici) en proposant des recettes à ceux qui les voudraient. Je m'attendais à 1 retour, 2 tout au plus. Facile. Sauf que...non seulement vous avez été extrêmement nombreux à consulter cette page, mais vous avez même été plusieurs à lever la main pour demander des recettes, et différentes en plus !
Bon alors, d'abord, un grand, un immense merci. J'ai pris beaucoup de plaisir à prendre ces petites photos, mais si elles ont pu trouver des yeux gourmands qui en ont fait une source d'inspiration, j'en suis doublement flattée et ravie. Vraiment. Vous êtes adorables, tous. Voir de plus en plus de monde dans ce petit coin que j'affectionne, revoir les habitués, et découvrir tous les petits nouveaux, lire vos gentils commentaires...tout cela me fait si chaud au cœur! Si je pouvais, je vous remercierais tous, un par un, et je vous enverrais plein de chocolat, et toute la lumière du monde. Je crois finalement que tout ce que je peux faire, pour vous témoigner ma reconnaissance, c'est continuer à publier ici, c'est peut-être un piètre remerciement, mais je sais que vous saurez le recevoir avec indulgence, et je suis profondément heureuse à l'idée de prolonger de jolis moments avec vous. 



Ensuite...


Venons-en donc aux recettes. Je ne pourrai donc pas satisfaire tout le monde (ou du moins pas d'un seul coup!), donc il a fallu choisir...Je me suis arrêtée sur le "Woody breakfast", parce que c'est celui qui retenait l'attention de la plupart, et parce qu'il est particulièrement simple à réaliser. En outre, il s'agit vraiment d'une base toute simple, à décliner selon les matins...D'ailleurs, c'est un peu ce que je fais! Ainsi, c'est une recette 1000 en une. (C'était mon 2ème argument. Vous êtes convaincus?...) 3ème argument : c'est super sain. Oui, le matin, il faut un apport de type céréalier, et notre Woody est à base de flocons de céréales. Il faut un corps gras, ce qu'offrent graines de chia et noix de pécan. Il faut des fruits, frais et secs. Et surtout, il faut se faire plaisir...Et c'est absolument délicieux! (Bon, là, vous êtes vraiment convaincus.)

 
Soyons clairs : je suis presque gênée de publier cette recette ici, qui n'est pas vraiment une recette, et qui décevra toutes les pros de la cuisine qui pourraient tomber sur ces lignes. En même temps, je crois que la cuisine doit aussi parfois être simple, et je ne me vanterai jamais d'avoir inventé l'eau chaude, ni le flocon d'avoine dans le bol de lait : simplement, je partage avec vous mes proportions, et peut-être que je donnerai envie à certaines, les petites voix qui m'ont dit qu'elles ne prenaient rien, ou pas grand chose, au saut du lit le matin.
A ces dernières, j'ai envie de répondre...que j'étais comme elles! Pendant des années, je suis partie, au collège, au lycée, le ventre quasiment vide. J'avais l'estomac qui gargouillait dès 10h, je me jetais sur les petits pains au chocolat vendus à la récréation, je mangeais comme une ogresse le midi, un gros goûter, et pas grand chose le soir. Mon alimentation d'alors laissait quelque peu à désirer peut-être, et en même temps, elle était loin d'être catastrophique : c'est un petit constat à l'optimiste jugement rétroactif, que vous me pardonnerez ici. 
 

Sauf que...j'ai changé. Maintenant, en fait, la matin...j'ai grave la dalle je suis légèrement affamée. Le changement ne s'est pas opéré en un jour, heureusement sans doute. Mais il est clair que je me rends compte que mon corps me crie "merci" de ce virage...c'est pourquoi je ne peux que vous encourager à me suivre sur mon chemin de "grave la dalle"! Je me sens mieux tout au long de la journée, sans coups de fatigue ni saute d'humeur, ni fringale, et surtout...Surtout, j'ai l'impression de m'offrir un vrai cadeau. J'avance le réveil pour avoir ce temps là, ce n'est pas une punition, c'est pour me permettre de me donner le plaisir de ce moment très zen. C'est pour me permettre de prendre vraiment, à l'aube de la journée, avant que tout ne commence, soin de mon corps, soin de moi. C'est pour avoir le temps de m'assoir pour manger quelque chose de consistant, d'équilibré, de copieux et de bon. Essayez, je vous assure : on y gagne en santé mais pas seulement : en sérénité, aussi...Et ça n'a pas de prix. (Pour le reste il y a mastercard. Je regarde trop la télé. Je m'égare.)

Donc. (J'avais dit bref. Je suis nulle en brieveté. Je vous promet de faire un effort.)

















Pour mon petit woody, pour une personne, il faut :

-3 grosses cuillères à soupe de flocons de céréales. (On peut prendre un seul type de flocons pour commencer, je trouve que ceux d'avoine ou de sarrasin sont les plus savoureux. Souvent je fais un mélange, seigle, petit épeautre, avoine, sarrasin, mais libre à vous de prendre les flocons que vous préférez! On peut aussi tester petit à petit...)

-1 cuillère à soupe de graines de chia (Cette petite graine magique, si riche en oméga 3! Elle n'est pas obligatoire, mais le petit déjeuner y gagne en goût, en apport nutritif, et en moelleux...Si vous ne la connaissez pas, je ne peux que vous conseiller de lire l'article de Mély ici. Si vous lui préférez sa cousine la graine de lin moulu...remplacez-la! Ou omettez-la simplement pour commencer...)



 



-1 cuillère à soupe de mulberries séchées (J'adore ces petites pépites granuleuses. On peut les remplacer par des raisins secs!)
-Quelques figues sèches. (Je préfère les Zagros...Mais je les aime toutes, c'est mon fruit sec préféré, j'adore leurs petits grains en bouche!)
 

-quelques noix de cajou
-Un peu de lait (je ne bois que du lait végétal. En l'occurrence, ce matin-là, il s'agissait de lait de noix de cajou maison, mais n'importe quel lait peut faire l'affaire.)

-2 fruits frais (Ici, poire et banane. Il s'agit des dernières poires des côteaux nantais qui ne sont pas loin de chez moi, la saison se termine...)


Pour des raisons pratiques, j'avoue que ce que je fais souvent, c'est que je prépare une grande quantité du mélange flocons et chia le week-end, ou un jour où j'ai le temps, ce qui me permet de gagner du temps dans la semaine. Je multiplie par 5 ou 6 les proportions  (sans les fruits secs, ni les oléagineux, parce que je fais tremper mon muesli par la suite. Or, si on met les noix de cajou à tremper toute une nuit, non seulement elles sont toutes molles (et j'aime que ça croque!), mais elles libèrent des acides qu'il ne vaut mieux pas consommer, à moins de les rincer avant, ce qui n'est pas pratique si tout est dans le même bol!) Je mets donc ma proportion flocons/graines de chia dans un grand bocal. Ainsi, j'ai un muesli maison utilisable à volonté, et à adapter selon mes envies en fruits secs et oléagineux. La veille au soir, je n'ai qu'à préparer donc mon bol, et à mettre sur la table les bocaux de fruits secs et de noix qui me serviront au petit matin.


1*Toastez les flocons. Cela n'est pas indispensable, mais leur goût en est décuplé... Mettez-les dans une poêle, ajoutez une pincée de sel, et faites-les griller à sec, à feu pas trop fort, en remuant avec une cuillère en bois, pendant quelques minutes. Il ne doivent pas noircir, juste dégager une bonne odeur! Laissez refroidir.
2* Mélangez flocons et graines de chia. Mettez dans un grand bocal ou une boîte hermétique.





3*Les graines de chia ont besoin d'au moins une dizaine de minutes dans le liquide pour développer leur mucilage qui rend le tout digeste et moelleux. Donc, vous avez le choix : soit vous préparez le bol le matin avant de faire le thé, de vous habiller, de vous refaire le brushing, tout ça tout ça, et vous revenez, soit (ce que je fais souvent) vous préparez la veille. Ainsi, le matin, il n'y a qu'à sortir le bol du frigo, ajouter les fruits, faire le thé, et se détendre...C'est quand même royal!
Donc, la veille ou le matin : mettez 4 cuillères à soupe de votre muesli (le mélange flocons/graines de chia) dans un bol.
(Je mets 3 à 4 grosses cuillères à soupe, mais c'est à adapter. A votre faim, à vos habitudes... Disons que si vous avez coutume de manger trois raisins secs, commencez par 2 cuillères à soupe...Moi, j'en mets même parfois un peu plus, si je sais que j'ai presque 6 heures à tenir!) Et recouvrez de lait végétal. Ajoutez un peu de vanille ou de cannelle, ou de miel pour les becs sucrés. Mélangez, puis couvrez le bol, et laissez dormir pépère au frigo. Le lendemain, pépère en aura profité pour absorber le liquide en faisant sluuurp, et pour gonfler joliment. 




Brassez un peu et ajoutez un filet de lait. Ajoutez alors les noix de cajou, et les mulberries.






Ensuite, ajoutez les fruits frais découpés (on peut même le faire la veille pour prendre de l'avance, et les garder à part, ce que j'ai fait pendant un temps...mais ils sont meilleurs fraichement coupés, et franchement, ça prend deux minutes de peler et trancher 1 banane et 1 autre fruit, non?... :-))
Si vous êtes d'humeur joyeuse, ajoutez sur le dessus un bonus...Chocolat, pincée de cacao, une cuillère de beurre de cacahuète, enfin faites-vous plaisir : tout ce que vous mangerez sera une énergie mise à profit par le corps dans la journée, croyez-en un grissini qui mange comme 4 à l'aube...

Et...c'est prêt! Juste à faire un délicieux thé à côté...
Alors, ça vous va, une petite recette archi simple?..
Dites-moi ce que vous en pensez, et si vous en voulez d'autres! 

 





















Oh!...

C'est aussi l'occasion de vous dire que désormais, ma timide Pincée de Sel a sa page Facebook..

Je pense que je m'amuserai à publier des instants de vie, des petits plats ou des petites réflexions, moins aboutis que de longs articles, juste des petits signes de la main, en forme de cristaux...de sel ! ;-) N'hésitez pas à vous abonner à la page...
C'est ici!
https://www.facebook.com/pinceedesel


mercredi 9 avril 2014

Connais-toi toi-même...

( Γνῶθι σεαυτόν, dans le texte. Et recette inside, parce que Socrate, ça creuse.)


J'ai été taguée ! J'ai été taguée !

Non, les amis, avant que certains ne s'affolent, cela ne veut pas dire qu'un junkie à la crête bariolée s'est jeté sur moi avec une bombe de peinture et qu'il m'a griffonné un gros mot sur le dos.(Même si ce serait marrant.)

Non, cela veut dire, dans le dictionnaire blogosphérique, et n'en déplaise à maître Capello, qu'une blogueuse (taguée elle-même) a répondu à une série de questions, et qu'elle en a posé d'autres à une série d'autres blogueuses. En l'occurrence, il s'agit de l'adorable Gaëlle, qui tient le délicieux blog Better than Butter. Si certains d'entre vous ne le connaissent pas encore, courrez-y, mais je pense que c'est déjà davantage à elle de faire ma pub qu'à moi de faire la sienne, puisque son talent lui offre un succès fulgurant incroyablement mérité. En plus, c'est une sorte de petit ange à la gentillesse incomparable. Ainsi, pour honorer le tag de notre junkie angélique avec une crête à la forme d'auréole, il faut que je dise 11 choses à propos de moi, puis que je réponde à ses 11 questions. Je n'aime pas trop les chaînes, et j'ai toujours peur de parler de moi comme ça, mais j'avais envie d'honorer cette demande, et de la transformer en occasion de papoter de choses et d'autres...
Ensuite, il faut à mon tour que je retourne 11 questions à d'autres blogueuses.
Cela va me permettre de dire en toute simplicité quelques mots, en préambule, suite à plusieurs discussions que j'ai eu récemment. Tenir un blog donne déjà l'impression d'être un peu mégalo. Pourtant, je ne le fais absolument pas par prétention, ni par un quelconque égoïsme. Au contraire. Tout ce que j'écris dans ces pages, ce n'est pas pour me montrer, pour m'étaler, je n'ai jamais caché que mon but n'était pas de mettre ma vie en vitrine pour des centaines de personnes. Simplement, je prends ici plaisir à partager ici des petits mots que j'ai envie d'offrir. C'est une démarche toute douce, qui est une timide main tendue, une porte ouverte vers les autres, qui n'a rien d'ostentatoire ni (surtout pas!) de prétentieux ou de narcissique. Il s'agit simplement d'échanger de manière simple et gratuite des idées, des recettes et des pensées. Il se trouve que certains montrent parfois leur nez en me remerciant, ce qui me touche et m'encourage à continuer à prendre le temps de le faire.
Voilà...
Donc, revenons à notre tag ! (Je secoue la bombe de peinture en faisant tchiki-tchik)

I. Première partie du tag.

Oui soyons organisés. Ce sera une dissertation en 3 parties. (Déformation estudiantine.)
Ah, annonce des parties.
  1. Première partie : 11 choses sur moi. En vrac, 11 éléments qui me viennent à l'esprit et que vous ne savez pas à mon propos...(Si si, vous êtes impatients, je le sens!)
  2. Gros deeeeuuux, réponse aux 11 questions de Gaëlle.
  3. Big (lemon) t(h)ree : une recette. Oui, parce que je ne pouvais pas me résoudre à publier un article juste sur le tag, et que j'avais envie de partager avec vous une recette super rapide, super simple, super bonne. Et cela tombe bien : elle est, aussi, un peu de moi...je m'expliquerai, mais la boucle est bouclée, Thèse antithèse synthèse, quoi. Avec pour problématique :
    Voulez-vous en savoir plus sur la salière de la Pincée de sel ?...
    Vous êtes prêts ?


Donc, je recommence :

I. Première partie du tag.

(11 choses sur moi...)

-J'ai depuis toute petite la tête légèrement inclinée vers la droite. (J'en avais d'ailleurs fait un article! ici.) Du coup, je vois le monde en version penchée.

-J'adore les Walt Disney. Je les ai (presque) tous, et je les regarde encore tout le temps, alors que je les connais par cœur. C'est une vraie gourmandise, ce sont tous mes petits carrés de chocolat à moi. Après une dure journée de travail, cela ne manque pas : ce doux et régressif plaisir m'apaise complètement. Mais je ne désespère pas de grandir, un jour.

-Quand je conduis, je ne vais pas toujours droit, parce que je tourne la tête pour regarder le ciel et les paysages. (Tête inclinée et tête tournée, je ne vous raconte pas le torticolis. )






-Je suis une fan d'huiles essentielles. Certaines filles dépensent des fortunes en babioles ou en chaussures, moi, ce sont les petits flacons qui se rangent par dizaines (euh...) comme des petits soldats de plomb sur ma petite commode en bois, à côté du diffuseur. Je ne les utilise jamais en cuisine (peut-être que je n'ai pas réussi à les dompter correctement encore), mais en olfacto, sur un mouchoir, ou en massage, ou en diffusion, ou sur l'oreiller... Le soir, mon amoureux se moque de moi lorsque nous sommes sur le canapé et que je tiens contre mon nez un petit bouchon blanc que je sniffe comme une accro. (Surtout quand c'est de la bonne.) J'en fais même un petit trafic autour de moi. Ne prévenez pas la brigade des stup.

-Grâce à mes parents musiciens, j'ai fait 12 ans de conservatoire, j'ai appris le piano, et j'écoute MFM. Na. Et je chante à plein poumons super mal et super faux par dessus Florent Pagny et Amel Bent.

-Depuis quelque années, j'ai une frange très, très courte. J'aime bien ça. Peut-être que cela contribue à l'air jeune que mon entourage me donne. Je ne sais pas, mais moi je trouve ça mignon. Celui qui la voit matin et soir aussi, et encore plus quand mon front se pose contre sa joue.

-Je déteste fermer le bouchon de la réserve d'essence d'une voiture après avoir fait le plein, fermer une trousse de crayons trop pleine, fermer les pots de confiture, et fermer la porte d'entrée à clé. Je suis pour l'ouverture.

-Ceux qui me connaissent se moquent de moi parce que dans mon sac à main, il y a toujours deux indispensables, dont j'ai toujours peur de manquer quand je quitte ma maison : des barrettes à cheveux, et des fruits secs.
Si un jour je venais à manquer de l'un des deux, je pense que l'univers perdrait un peu de son orbe, et qu'un vaste infini s'ouvrirait sous mes pieds.

-Je fais sans doute un peu trop de sport, moi qui détestais ça quand j'étais petite. Quand je pars courir dans la nature, je mets mon lecteur de musique en aléatoire et je m'énerve tout haut contre lui parce qu'il ne diffuse pas ce que je voudrais. Il le fait exprès, j'en suis intimement convaincue.

-J'adore me mettre de la crème sur les mains le soir, ou de l'aloé véra + huile d'argan. Ce n'est qu'à ce moment là que j'enlève mon alliance. L'espace d'un instant, je redeviens célibataire. Je suis une demoiselle de la minute crème. Une jeune fille de l'éphémère nutrition digitale...Et après, je la remets, et je redeviens une madame. (Mais une madame aux mains souples.)

-Étudiante, j'avais juré de vivre en ville. Pour des raisons professionnelles, j'ai dû emménager à la campagne, et en fait...j'adore. Je ne partirai pour rien au monde.






II. Les Onze questions de notre adorable Gaëlle

1. Quel(le) est ton activité/loisir favori(te) ?
Lire. Non, cuisiner. Ah, non, me promener dans la campagne. Non, me promener dans une ville d'un autre pays. Ou bien...discuter avec celui qui partage mes jours et qui sait toujours quoi dire, qui sait toujours voir du beau partout.

2. Si tu devais choisir une citation que tu aimes et qui te parle le plus, laquelle serait-elle (et de qui) ?
Ah, c'est une question difficile ! Il y a beaucoup de citations qui me parlent. Je crois que je choisirais celle de M. Orgon dans « Le jeu de l'amour et du hasard », de Marivaux : « Dans ce monde, il faut être un peu trop bon pour l'être assez ».

3. Si tu devais rencontrer une personne (en vie ou décédée), laquelle serait-elle ? 
Jean Racine. Je lui dirais « j'aime beaucoup ce que vous faites. J'ai adoré votre dernier. Et, entre nous, des projets ?... »

4. Quelle qualité te correspond le plus ?
« me correspond », cela veut dire, « me représente »? Oh, je ne sais pas ! Il paraît que c'est la douceur. Je ne sais pas si c'est vrai, mais j'aimerais bien.

5. Et en défaut ?
L'impatience. La dispersion. La timidité. La trop grande rêverie.

6. De quel(le) décision, engagement est-tu la(le) plus fière ?
C'est un peu compliqué à expliquer, mais j'ai renoncé à une vraie opportunité professionnelle pour pouvoir vivre près des gens que j'aime. Je ne regrette rien, parce que cela a dû, à l'aube de ma carrière, me faire choisir entre ma vie personnelle et le travail. Et je me sers de ce choix comme d'une petite boussole, dans mon quotidien.

7. Préfères-tu te coucher et te lever tard ou tôt ?
J'ai beaucoup changé, à ce sujet. Plus petite, j'adorais veiller très tard, et me réveiller tard. En vacances, c'est ce rythme naturel qui reprenais le dessus. Mais avec le temps, en fait, je me rends compte que je prends plaisir à me lever plus si tard que ça (pas à l'aube, tout de même, disons vers 8h), et à me coucher avant minuit.

8. Qu'est ce qui te plaît le plus chez les autres ?
J'aurais beaucoup de mal à répondre! J'ai tendance à voir toujours plein de qualités chez les autres. Mon empathie me pousse à admirer tout des autres, et à pardonner le pire. A tous, même à la sorcière de Blanche-Neige (la pauvre, je la comprends, c'est difficile, ce qu'elle a dû vivre, elle était au sommet, et elle a souffert, le malheur mène à tout, bref.). C'est mon côté très bonne poire. Peut-être que ce qui me plaît le plus, du coup, c'est la gentillesse, la vraie. Celle qui est chez chacun et que certains étouffent plus que d'autres. J'ai de la chance, parce que j'ai plein de vrais gentils autour de moi.

9. Et, au contraire, ce qui te révolte/repousse ?
Les tartines qui tombent à l'envers. Les gens qui mâchent un chewing-gum. Les livres qui se déchirent par le milieu si on les ouvre trop grand. Les fumeurs. Les haricots verts trop cuits.



10. Quelle culture, quel pays te fait rêver, et pourquoi ?
Tous, tous ! J'ai un gros faible pour l'Italie. Je me sens un peu chez moi là-bas, j'y suis bien. Si je pouvais, j'y vivrais...

11. Qu'aimerais-tu bien apprendre, que ce soit une activité manuelle, intellectuelle... ?
Tellement de choses ! Je fais même des listes, dans mon petit carnet paperblanks, de ce que j'apprendrai un jour :-) Là, tout de suite, ce qui me vient, c'est à parler italien. Pour aller vivre en Italie. Je suis une fille très cohérente.






III. Une recette gourmande, et un peu de moi dedans

Terminons ce tour d'horizon, qui nous a donné un peu faim, non ?
Je suis à demi charentaise. Mon papa est né à Angoulême. Lorsque nous étions petites, ma sœur et moi, nous confondions « Bethléem » et « Angoulême », pensant que Jésus et l'Auteur de nos jours étaient nés tous deux soit dans la première, soit dans la deuxième. C'était par là embrasser dans un même amour le Christ et notre si cher papa, et cela relevait moins, je vous l'assure, du blasphème que de l'affection que porte toute petite fille pour celui qui la porte lui-même sur ses épaules avant d'aller dormir.
A demi d'Angoulême, donc. J'ai une charentaise à un pied. Je suis un demi-escargot, une demie-cagouille. Avec la coquille qui penche vers la droite.
Or, par une grande ironie du sort que n'aurait pas reniée Sophocle lorsqu'il avait encore l'esprit tout plein d'un Œdipe dont l'histoire était scellé par on ne sait quel inévitable dessein, il se trouva, il y a cinq ans, que les hasards des mutations y envoyèrent le cher et tendre brun qui était mon jeune amoureux. Nous avions 22 ans à peine, aucune ride ne venait troubler notre regard éperdu, nous avons donc encartonné nos vies pour y emménager. Nous partîmes, la fleur au dents, Angoulême, si c'est un rêve, je le saurai. Nous reviendrons je ne sais pas quand, cousus d'or et brodés d'argent. Bref.
Dans cette cagouillarde ville qui avait l'odeur de mes vacances d'enfant, nous avons passé une seule année, toujours forcés à relancer les dés des mutations. Pourtant, ce fut une année très riche, très belle, et qui nous a permis à tous les deux de réellement apprécier la Charente et les Charentais. Aujourd'hui, nous n'habitons pas si loin d'Angoulême, et nous y retournons parfois, avec un plaisir tout teinté de nostalgie. Il nous reste dans la tête quelques expressions, quelques paysages verts parsemés de pierres blanches, et nous continuons notre route avec un peu de poussière calcaire sous les chaussures. Pour honorer à la fois mes demies-origines et cette année jolie passée à lire des bandes dessinées, nous mangeons des fèves à la charentaise à chaque printemps. Il se passe un phénomène assez incroyable : à un département près, on ne trouve plus de fèves fraîches. Il s'agit donc non d'un problème de terre ou de météo, mais bien davantage d'une question d'habitudes et de consommateurs. En Charente, on croule sous les belles fèves fraîches dès Avril ; au nord de Niort, on en trouve facilement quoi qu'un peu moins ; et si l'on remonte dans les pays de la Loire, plus aucune fève à l'horizon des maraîchers. Introuvable. La chose est si surprenante que j'ai toujours entendu mon papa vouloir planter des fèves dans le tout petit carré de terre qui est le sien, pour mieux marquer son territoire de charentais.
Or, là-bas, ils les mangent crues. Pas vraiment à l'Italienne avec du peccorino râpé, mais plutôt comme les radis, en entrée, à la croque au sel, avec du pain beurré ou tartiné de fromage. Honnêtement, c'est absolument délicieux.
J'ai donc légèrement twisté cette recette ancestrale : libre à vous de l'adapter ! Je vous en offre ma version, que j'ai faite par hasard et que j'ai trouvée particulièrement savoureuse : pour une fois, rien de compliqué, rien de long, de la vraie cuisine du quotidien, à démultiplier pour les repas entre amis ou les familles nombreuses. Mais essayez, je vous assure, c'est tout simple, et si printanier...








Tartines charentaises revisitées
(Pour une personne en plat, mais à adapter!)

-Deux à trois belles tranches de pain
-Un bol d'asperges cuites, refroidies. (Chez moi, il s'agissait d'un reste, je pense qu'il y en avait environ 200g, mais c'est à vous de composer!)
-2 cuillères à soupe bombées de purée de sésame complète.
-Une cuillère à café de ciboulette.
-1 + 2 cuillères d'huile de noix.
-1 cuillère de vinaigre de cidre.
-Un peu de sel noir.

-Salades variées, roquette, graines germées, noix de cajou...

*Mixez finement les asperges. Ajoutez la purée de sésame, mixez à nouveau, ajoutez un peu d'huile (de noix) jusqu'à obtenir une belle consistance. Salez, mais légèrement, parce que les tartines seront salées à la toute fin.) Pour finir, ajoutez la ciboulette hachée, et brassez à la cuillère pour qu'elle reste en petits morceaux et qu'elle ne soit pas mixée avec le reste.

*Prélevez une cuillère à café de crème d'asperges, que vous délaierez dans un petit bol avec une cuillère à café de vinaigre de cidre et 2 cuillères à café d'huile d'olive.

*Étalez sur le pain légèrement grillé la crème d'asperges, puis disposez les fèves crues sur le dessus.

*Pour faire ma maligne, j'ai saupoudré le tout d'un sel noir de chez « Comptoirs et Compagnie ». Il s'agit d'un sel d’Hawaï, qui doit sa couleur au fait que des roches de lave noire ont été ajoutées aux bassins, ce qui a laissé au sel le soin de s'imprégner à la fois de la couleur et de la richesse du charbon que renferme la lave. Ainsi, il est excellent pour tout le système digestif...surtout, je le trouve très joli, et, par dessus tout argument, il est vraiment très bon. Il a un goût très prononcé, qui me fait penser aux graines toastées de tournesol, ou de noisette. Si vous n'en avez pas, remplacez-le par un peu de gomasio, ou simplement un peu de fleur de sel.

*Poivrez légèrement. Ajoutez quelques feuilles de roquette.

*Préparez une grande et belle salade pour accompagner. Assaisonnez-la avec la sauce à l'asperge.
C'est tout ? C'est tout ! Facile, j'avais dit !
Alors, vous n'avez pas envie d'être un peu charentais, des fois ?...

Conclusion :
Il faut désormais, en tant que taguée, que j'en tague d'autres ! Je n'aime pas obliger à quoi que ce soit, vous êtes totalement libres de répondre à mon invitation ou non, c'est évident !
C'est même à la carte : vous n'êtes pas obligés de dire 11 choses sur vous, ni de répondre aux 11 questions...Vous pouvez simplement répondre en commentaire ! Disons que c'est juste un prétexte pour échanger, et que je le fais parce que cela fait partie du jeu, mais chacun en fait ce qu'il veut ! Voyons...
Je tague donc :
-Emeline (Tu peux répondre en commentaire, douce Emeline, ou m'envoyer un doc que je poste en article, comme tu préfères!)

Et je vous pose les 11 questions suivantes !
1. Quelle est la première chose que tu fais le matin ?
2. Thé ou café ?
3. Si tu pouvais vivre à une autre époque, laquelle choisirais-tu ?
4. Quelle lecture t'a le plus marquée ?
5. Quel film pourrais-tu regarder encore et encore ?
6. Si tu pouvais dire un mot qui serait un fil directeur de ta vie, quel serait-il ?
7. S'il fallait choisir entre salé et sucré ?
8. De quoi serait faite ta journée idéale ?
9. Tes amis disent souvent de toi que tu es...
10. Quelle est la partie de ton corps que tu préfères ?
11. Quelle est la vertu que tu cultives le plus chez toi ?