La pincée de cél

mercredi 29 octobre 2014

Gâteau pommes-amandes

Mais dites-moi...
Je me suis rendue compte que je n'avais jamais parlé ici de mon
 

gâteau préféré!


Le meilleur gâteau du monde, c'est le petit surnom que je lui ai donné la première fois que je l'ai goûté. C'était il y a quelques années, je m'en souviens, parce que mon amoureux avait voulu me faire plaisir en faisant une recette de Julie Andrieu, recette elle-même adaptée d'une recette grecque, le "mélopita", ou "gâteau aux pommes de Sonia". Rien d'extraordinaire, mais une équipe qui gagne, une pâte blanche de type génoise, avec au milieu des pommes saupoudrées de cannelle. Bon.
J'étais sceptique, je l'avoue.
 Et...j'avais tout, tout, tout mangé, jusqu'à la dernière miette, en poussant des exclamations de petite fille, donnant l'impression à mon cuisinier préféré qu'il était Paul Baucuse, Superman et le Saint Patron des Yummy-Cakes unis en un seul homme.

Cette recette, je l'ai refaite, adaptée, changée légèrement pour qu'elle soit plus en adéquation avec mes ingrédients habituels de cuisine. Eh bien, j'ose l'avouer, le meilleur gâteau du monde est encore meilleur.
La pâte est toute tendre, celle du dessous imbibée du jus des pommes cuites, celle du dessus plus moelleuse, la surface, que j'aime habiller de sésame ou de cerneaux de noix, presque croustillante.

Mais voilà...
Il n'est pas très beau. Oui, visuellement, il n'a rien pour lui, tout meilleur du monde soit-il. Et, aussi, il n'a rien de particulièrement original ni de révolutionnaire, ce petit twist qui ferait crier à Cyril Lignac, vous avez revisité le gâteau, non non non, moi je ne revisite pas, Cyril, je me régale, juste.
Il s'effrite, il s'émiette, ce qui donne un bon prétexte pour finir les miettes avec les doigts, à même le plat. Un quasimodo des gâteaux, mais au cœur qui sent le comfort food.
En fait, ce gâteau...il est... simple. Vraiment très simple.
Simple comme un goûter d'automne.
C'est un concentré enfantin entre pomme, amande, cannelle, journée d'octobre où l'on sort l'écharpe qui a dormi tout l'été pour aller profiter du soleil doux, doux comme une pomme cuite.

             J'ai eu envie de lui rendre un tout petit hommage, comme lui...

Tout simple.




*Musique : euh... Cél herself ;-) 




 (Pour 4-6 personnes, un petit moule carré)


-120g de farine de riz
-1/2 sachet de levure
-4 c. à soupe de purée d'amande complète
-2 c. à  soupe de miel
-1 œuf
- 2-3 c. à soupe de lait d'amande

-une pincée de sel
-sésame et cannelle

Mélangez dans un bol la purée d'amande et le miel.
Dans un saladier, versez la farine et la levure, ajoutez l’œuf, mélangez. Ajoutez le mélange purée d'amande-miel. Mouillez l'ensemble avec le lait : il faut en mettre plus ou moins selon l'état de la purée d'amande que vous aurez mise. (Si elle était très huileuse, il faut en mettre moins, si elle était un peu épaisse, un peu plus. Comme dans le petit film, la pâte doit à la fin ressembler à une mousse épaisse mais qui s'étale un peu tout de même.)

Coupez environ une pomme et demie en tranches. (Vous pouvez également la râper, c'est encore meilleur.) Saupoudrez de cannelle.

Dans un plat chemisé de papier cuisson, étalez une fine couche de pâte. (environ 1/3 du saladier)
Recouvrez de pommes.
Recouvrez des 2/3 restant de la pâte. Saupoudrez l'ensemble de graines de sésame, ou de cerneaux de noix, de noisettes...

Faites cuire 45 minutes à 180°.

Le meilleur gâteau du monde est très bon tiède, alors qu'il s'écroule encore plus facilement, mais j'avoue que j'adore aussi le laisser un peu dormir au frais pour le manger bien froid, un peu figé. Après, à vous d'essayer, et de voir ce que vous préférez!







jeudi 16 octobre 2014

Giovedi gnocchi



...C'est jeudi, c'est gnocchi!
Vous êtes gnocchi, vous ?...
Moi, à fond.
Deux gnocchi à la place des yeux.
Gnoccoholic.


En vrai, cela fait quelques années que j'avais découvert avec l'émerveillement de l'enfant qui ouvre une boîte de playmobil (ceux avec le cheval Prince Noir et la carriole avec des vraies roues qui roulent) que les gnocchi étaient très enclins au fait-maison. Ils sont même d'une simplicité désarmante, puisqu'ils ne nécessitent rien d'autre que trois ingrédients, quelques minutes devant soi, et des mains qui s'amusent à rouler des boulettes en écoutant une musique sympa, ce qui remplace n'importe quelle activité relaxante du soir. (Parfois, plutôt que le yoga, une bonne séance de gnocchi, et ça repart.)
Autre (très) grand avantage aux gnocchi maison : ils sont très peu chers. Alors que des gnocchi achetés dans un plastique au rayon frais (bio ou non) reviennent rapidement à 12 euros le kilo, les gnocchi maison coûtent environ 4 euros le kilo. Soit moins d'un euro par personne.
Ah oui, encore un avantage : ils sont constitués d'ingrédients simples et accessibles. Bruts. Ils sont customisables à souhait, on peut rajouter l'herbe ou l'épice que l'on veut, mais j'avoue que je préfère les faire nature pour varier l'accompagnement, et en revenir ainsi à l'essentiel, la vraie cuisine italienne humble et simple, nourrissante et épurée de fioritures.
Dernier atout (cœur) : ils se conservent très bien au frais (voire au congélateur).
Ah oui, et joker...
C'est bon.
Surtout lorsqu'on les accompagne d'une poêlée de légumes toute simple et de quelques noisettes, juste assez petites et rondes pour s'entendre avec eux...


Convaincus ? Prêts à gnocchiser, les gnoccocos ?

Bon.





Etape 1 : réunir les ingrédients.
Des patates, un jaune d'œuf (facultatif), de la farine.
Vous suivez, jusque là ?...

Etape 2 : Faire cuire les pommes de terre AVEC la peau (grand commandement de toute bonne purée : il faut éplucher aprèèèès cuisson. Sinon, grand malheur, calamitas, horribilis, horresco referens, va brûler (tes doigts) en enfer de la patate.
Attendre donc qu'elles refroidissent et éplucher.

Etape 3 : Réduire en purée avec une fourchette (ou un presse-purée, mais je n'en ai pas. C'est un sujet sensible chez moi, ne cherchez pas. Donc bon, à la fourchette, ça marche.)
Ajouter le jaune d’œuf et la farine.
La difficulté est de fariner suffisamment pour obtenir une pâte maléable, mais pas trop non plus, sinon les gnocchi perdent en moelleux. J'aime bien utiliser 150 à 200 g de farine pour 600g de pomme de terre, mais libre à vous d'adapter, selon la texture du moment, il en faut parfois plus, parfois moins.
Parfois, je mets moitié farine, moitié semoule très fine de blé dur, comme pour des pâtes, ce qui est réellement bon.

Etape 4 : (Attention, 3 levels.)

Level 1 : Former des boudins.


Level 2 : Couper les boudins. (Vous suivez?)

 

Level 3 : Rouler dans les mains farinées pour former des gnocchis.

 

(Pour finir le Super Mario Boss level, on peut donner aux gnocchi leur petite forme caractéristique à l'aide d'une planche à gnocchi. On peut également se servir des dents d'une fourchette (décidément, la fourchette est votre amie dans cette histoire). Mais j'avoue que l'idée d'avoir une petite planche à gnocchi faisait partie de mes rêves les plus fous, on ne se refait pas. Sauf qu'en France, c'est plutôt introuvable, bien que très commun en Italie. Ainsi, quand, dans une boutique florentine, j'en ai trouvé une, posée comme un accessoire évident entre les machines à café et les passoires, je n'ai pas résisté : malgré mon engagement à la Vie à la Mort de ne rien ramener de mon voyage, j'ai réussi à trouver une place pour elle dans ma valise, et je la sors religieusement avec tout l'amore du monde.)



Etape 5 : faire cuire les gnocchi quelques minutes dans l'eau bouillante (je compte environ deux minutes : juste le temps qu'il leur faut pour remonter à la surface de la casserole), et les retirer à l'aide d'une écumoire. Plongez-les alors dans un saladier plein d'eau avec quelques glaçons, pour arrêter la cuisson.

Généralement, je réalise ces étapes l'après-midi, pour manger les gnocchi le soir. Mais on peut tout faire le soir même. On peut aussi les conserver au frais un ou deux jours à ce stade.
Au moment du repas, il suffit de déposer les gnocchi dans une poêle légèrement huilée pour les faire dorer légèrement, et de leur rajouter l'accompagnement qui nous plaît.

Je vous donne la recette de cette assiette-là, mais amusez-vous !


Gnocchi à la sauce tomate, noisettes et basilic

 Pour deux personnes

Pour les gnocchi :
300g de pommes de terre (plutôt farineuses)
100g de farine (intégrale)
1 jaune d’œuf (facultatif, mais il faut alors ajouter un peu de farine)

Accompagnement :
3 tomates
½ poivron rouge
Quelques feuilles de basilic
Une poignée de noisettes
Faites les gnocchi comme indiqué, jusqu'à les pocher dans l'eau bouillante, soit juste avant le repas, soit plus tôt.
Faites dorer les noisettes grossièrement concassées une dizaine de minutes dans le four ou dans un poêle à sec.
Au moment du repas, faites chauffer dans une poêle un peu d'huile d'olive. Faites fondre un peu les lamelles de poivron et de tomates.
Retirez-les de la poêle, disposez-les dans deux assiettes creuses, et couvrez-les pour conserver la chaleur.
Dans la même poêle, rajoutez un filet d'huile d'olive, et disposez les gnocchi.Faites-les sauter à feu moyen quelques minutes, puis déposez-les sur le dessus des légumes. Ajoutez dans l'assiette quelques feuilles de basilic, quelques copeaux de parmesan, et les noisettes.

Salez, poivrez.