La pincée de Cel

lundi 6 juillet 2015

Focaccia aux fraises, + On se suit?







Nous y sommes.


Le dernier article de La pincée de Cél, enfin, de la Pincée de Cél avec cette tapisserie. Une porte se ferme et une autre s'ouvre.
Assez naturellement, il s'agit en fait d'un article de transition... Le dernier d'ici, le premier d'ailleurs.
C'est peu de dire que je suis impatiente de vivre dans ma nouvelle maison, en vrai et en virtuel. (Euphémisme pour : je saute dans tous les sens, je fais des rêves farfelus, je compte les jours sur un calendrier que j'ai colorié avec des pastels comme à l'école, plus que quelques dodos, hiiiii.)
À dire vrai, la fin de l'année a apporté son lot de surprises, bonnes et mauvaises, et le tourbillon des cartons que je redoutais va permettre de tourner beaucoup de pages et de sentir la fraicheur d'un nouveau départ.
Je tenais, encore, à vous remercier, tous, d'être là, merci de vos adorables mots suite au dernier article, qui me sont parvenus de tous côtés comme des rubans colorés tissés en étoile entre vous et moi. J'en ai été touchée et émue, et cela a achevé de me rendre vraiment impatiente d'écrire, de continuer à écrire, encore écrire. Je suis on ne peut plus ouverte à toute critique, maintenant et dans les mois à venir, n'hésitez pas à me dire ce qui ne vous plaît pas, ce qui vous plairait (mais restez gentils s'il vous plaît). (Je crois que cette dernière parenthèse est inutile, parce que vous êtes tous d'une gentillesse assez désarmante. Je crois que jamais, JAMAIS, je n'ai reçu un commentaire désobligeant, en quatre ans de blog, donc bon, à croire que je n'attire que des Bisounours en puissance. Que voulez-vous que je vous dise. À part "cœur avec les mains".)

La pincée de Cél change de nom, je vous l'avais dit ici, et quelques unes d'entre vous ont essayé de deviner le futur, avançant des propositions charmantes dont j'espérais que l'inadéquation avec le futur patronyme ne ferait pas figure de mauvais augure - mais je me suis rapidement dit que le nom n'était pas si important. Alors, le voilà, le fameux nouveau titre... Quand j'ai fini par le rendre définitif et le communiquer un peu, j'ai recueilli des sourires polis chez beaucoup, des moments dubitatifs chez certains, et des petits bonds hystériques chez les hellénistes.
Je vous retrouverai donc ici, très très vite...


Revenons à notre dernier article.
J'ai eu envie de finir par une petite surprise!
Une vidéo.
La première, peut-être, d'autres à venir.
J'ai bien conscience de toutes ses imperfections, et je vous demande par avance d'être indulgents. J'espère, tout de même, qu'elle vous transportera dans une petite ambiance l'espace de 3 minutes. (Généralement, c'est ce que j'attends des vidéos (gourmandes ou non) que je trouve sur la toile. Une atmosphère. Sincère et authentique, un fragment de voyage dans un univers.)
C'est aussi pour cela que j'ai eu envie de lui donner une musique personnalisée, de mes [pas si] blanches mains. C'est une petite chanson de Cocoon que j'ai pris plaisir à reprendre.
J'espère qu'elle vous fera sourire. Je me dis que si elle y parvient, ne serait-ce que quelques minutes, elle remplira bien joliment son office. Donc, bon.




Pour finir, à quoi bon vous dire que cette Focaccia aux fraises et une tuerie. Certains crient souvent au blasphème de voir des fraises cuites, j'avoue que je le fais rarement, et pourtant, à chaque fois que je passe à l'acte, c'est bon à en jurer de ne les manger jamais plus qu'ainsi. Justes rôties, jetées sur une sorte de pâte à pain épaisse et peu sucrée, avec ce qu'il faut de zestes de citron et de romarin, je vous laisse imaginer.
Une tarte aux fraises dans sa version italienne, roots, simple, saine et terriblement gourmande.
J'adore saupoudrer mes foccaci(e) avec de la semoule ou de la polenta. Toutes les régions d'Italie ne le font pas, mais je trouve que c'est absolument merveilleux en bouche, doux et croustillant.
Cette focaccia se mange encore tiède, mais elle est parfaite froide également. Elle se conserve plusieurs jours au frais (si vous y arrivez), et peut même se congeler découpée en parts (et être ainsi ressuscitée par un bref passage à four moyen n'importe quand). 


  {Suivez-moi sur Youtube :)}

 

 

Focaccia aux fraises

(citron et romarin)


200g de farine T80
200g de farine d'épeautre complet
1 sachet de levure de boulangerie (ou 3/4 d'un cube de levure fraiche)
200ml d'eau tiède
6 càs d'huile d'olive*
2 càs de sirop d'érable (ou miel)
2 càs de sucre complet
Un peu de semoule fine (ou de polenta) pour saupoudrer.

250 g de fraises**
1 brin de romarin
Les zestes d'un citron

Mélangez les farines.
Dans un bol, délayez la levure (fraiche ou sèche) avec 2 càs d'eau tiède. Ajoutez le miel. Versez le mélange liquide sur le mélange de farines.
Ajoutez les 200 ml d'eau tiède, et 3 càs d'huile d'olive. Mélangez à l'aide d'une cuillère en bois, puis avec les mains. Ajoutez un peu d'eau si besoin : on doit obtenir une pâte malléable.
Formez une boule, peignez-la d'1 càs d'huile d'olive, couvrez-la d'un linge propre et laissez-la reposer au moins 1h30.
Étalez du papier cuisson sur une plaque. Huilez-le du bout des doigts, et étalez la pâte. Ajoutez 1 càs d'huile d'olive pour peindre le dessus, couvrez et laissez reposer ainsi encore 30 minutes.
Au bout de ce temps, aplatissez encore légèrement la pâte, et, avec les doigts, formez des petits trous. Saupoudrez la pâte de semoule très fine ou de polenta. Ajoutez les fraises équeutées et coupées en morceaux. (J'aime bien garder quelques fraises entières pour mettre à la fin).
Terminez par le romarin et les zestes de citron.

Laissez reposer environ 10 minutes. Préchauffez votre four à 220°.
Ajoutez l'huile d'olive restante sur le dessus et sur les bords de la focaccia, puis le sucre. Enfournez (en bas du four si c'est possible) pour 20 minutes.

On peut ajouter du sucre glace sur le dessus au moment de servir.


**J'ai eu la chance de goûter récemment cette huile d'olive. Elle est vraiment délicieuse. Son producteur, adorable français perdu dans les oliviers de la Crête, n'en produit que par petites quantités et privilégie un commerce direct du producteur au consommateur, presque familial. J'adore son huile, parce qu'elle est fruitée sans avoir un goût trop prononcé qui l'empêcherait d'être utilisée pour une recette sucrée. Et ce que je préfère, c'est sa texture, le fait qu'elle soit un peu épaisse, presque sirupeuse, à l'inverse de mauvaises huiles d'olives qui coulent comme de l'eau. Donc, foncez, celle-ci est parfaite. (Et puis, Arnaud traitera votre commande incroyablement rapidement, avec beaucoup de gentillesse, ce qui me paraît toujours essentiel. N'hésitez pas à lui dire que vous venez de ma part!)

*On peut remplacer les fraises par des framboises. Testez donc les deux, vous m'en direz des nouvelles.

 




**Edit : Musique

La musique que vous entendez sur cette vidéo est bien enregistrée par mes soins. Comme je l'ai écrit dans l'article, j'ai "repris" une chanson de Cocoon, cela veut dire que je ne l'ai pas composée (la version originale est ici). Simplement, je l'ai arrangée (j'ai réécrit une partition pour guitare, que j'ai ensuite jouée, et j'ai ajouté un contre-chant de piano qui n'existe pas dans l'original), et je me suis enregistrée piste après piste. J'ai utilisé un bon vieil enregistreur, sans ordinateur, ce qui implique une absence de souris ou de moindre possibilité de retouche a posteriori - et un vieux micro coincé dans un tiroir parce que je n'avais pas de pied de micro. C'est donc un enregistrement plus qu'amateur sur un coin de table, mais je suis très touchée qu'il vous plaise. :)



J'espère que cela vous a plu!
N'hésitez pas à en partager l'écho autour de vous. Toute création a besoin de récepteurs et de passeurs... 

Soyez très heureux
Bon été 2015







jeudi 18 juin 2015

Faites vos cartons.











Bonjour les choupinous.


J'ai le cœur qui bat un peu plus vite à cet article, parce que j'ai une nouvelle pour vous.
Une nouvelle deux en un, comme le shampoing (que je n'utilise plus), une nouvelle qui mûrit depuis plusieurs mois maintenant, une nouvelle double comme les petites glaces italiennes qui fondent vite et qu'on mange là, sur les pavés, en s'en mettant plein les doigts. (Surtout celles à la noisette. Bref, je m'égare.)
Les amis, l'heure est grave.
Les amis, la Pincée de Cel va disparaître. 
Mais...
Mais...
Elle va renaître, aussi.
Ailleurs.

Lorsque j'ai commencé à écrire ici, c'était un peu un jeu, ayant vocation à rester dans les coulisses, et dans l'ombre. Pendant plusieurs années, j'ai publié sans jamais vouloir vraiment être lue par des gens qui ne me connaissaient pas dans la vraie vie, des gens qui ne devaient, pensais-je alors, pas avoir grand chose à faire de mes histoires, de mes photos ni de ma plume.
Et puis, doucement, les choses ont changé.
Vous le savez, vous qui me lisez. Peut-être êtes-vous un lecteur récent. Peut-être avez-vous vu la Pincée de Cél venir doucement sur scène, prendre peu à peu la lumière, à la faveur d'une éclosion tranquille et timide.
Peut-être étiez-vous là tout au début, peut-être que non.
Quelle que soit la manière avec laquelle vous m'avez connue, quelle que soit la durée de votre attachement ici, quelle que soit votre assiduité, je suis profondément touchée par vos apparitions, vos clins d’œil, ici, sur les réseaux sociaux, ou même simplement votre présence. Votre petit « clic ». Vous êtes des centaines à venir chaque jour me lire.
Des centaines !
Je trouve ça assez fou.




En vrai, je suis très timide. Alors, je suis touchée et surprise à l'idée que ce que je peux écrire et partager vous plaise, que vous veniez me voir, anonymes ou non. J'aime le fait que la Pincée de Cel ait évolué, et qu'elle rassemble une petite communauté de lecteurs qui lui ressemble. Je crois que cet espace, de création, de partage de mots, d'idées, de recettes, d'avis, d'images, de réflexions, cette fenêtre ouverte est jolie telle qu'elle est. (C'est le quart d'heure auto-satisfaction. Je vous assure que cette dernière est toute relative. Vous avez le droit de sauter le paragraphe, je vous aime quand même.) J'avais envie d'une promenade qui sente l'été, la campagne, le calme, l'Italie, la vraie vie, les moments gourmands, qui devise de tout et qui, libre comme un matin de vacances, reste simple et sincère. Sans être commerciale, ni professionnelle. Sans avoir d'autre utilité que de faire rêver, encore, rêver un peu plus. Un univers, mon univers, qui est timidement né et qui, sans se prendre au sérieux, me rend toute heureuse. Qui vous donne même, je le crois, peut-être naïvement, un peu de bonheur aussi, un tout petit peu.

Il est temps pour la Pincée de Cel de s'envoler encore un peu plus.
Mon espace va changer, il va changer de nom, de place, de visage.
Mais, il restera toujours le même. Son âme sera la même, exactement.
J'ai hâte... J'ai hâte de continuer à partager avec vous plein de mots.
Ces mots que j'aime tant, depuis toujours.
Ces mots qui s'envolent vers vous.

Tenez vous prêts, j'ai plein d'idées. Plein de recettes. Plein de projets de photos. De partages et de rencontres, d'idées de sujets, de conseils, d'interrogations, de promenades.
Tenez-vous prêts, il y aura des petites surprises, aussi, des cadeaux pour vous, parce que j'adore faire des cadeaux.
Tenez-vous prêts, j'aurai besoin de vous. Pour le faire savoir tout partout autour de vous, pour aider mon nouvel univers à tenir droit, droit dans ses voiles.


Il restera encore un dernier article à la Pincée de Cel, un article en préparation, qui viendra d'ici quelques jours, avant l'été. Un article avant de fermer la porte, de faire une pause, et de tout déménager.
Pour se retrouver dans une maison toute neuve.

Je disais en début d'article que la nouvelle était double, parce qu'en fait, le déménagement de mon espace coïncide avec notre déménagement à nous, en vrai. Nous restons dans notre jolie ville, nous allons simplement déposer nos cartons dans un endroit nouveau, un endroit magique, un endroit tout neuf. Une maison de bois revêtue dont la construction s'achève.
(C'est là que ceux qui me suivent sur Pinterest comprennent pourquoi j'ai épinglé quinze milles photos de cuisines-salons-intérieurs-maisons d'architectes-bibliothèques. Et encore, j'ai plein de tableaux secrets, si vous saviez. Bref.)
Un endroit imaginé juste pour nous, un peu par nous, qui a mis plusieurs années avant de se montrer prêt. La construction d'une maison est une prise de tête grave   charybde et scylla réunis  une belle aventure, et je crois que je vous en parlerai un peu, et surtout que je partagerai certains aspects avec vous. (Peut-être ici.Et ici.)

On se retrouve très vite.(Enfin j'espère. Encore maintenant , je me dis que je suis là à siffloter et que d'un coup d'un seul, tous mes lecteurs vont disparaître, en deux temps trois coups de cuillère à pot. Ma naïveté me perdra.)

Je suis impatiente de savoir vos réactions. J'espère que vous partagerez un peu de mon excitation devant ce double déménagement. J'espère que vous nous suivrez, que cela vous plaira.

Je vous envoie plein de sourires.